Ukraine

Ukraine: progression de l'armée dans plusieurs villes séparatistes

Des combattants rebelles inspectent des véhicules sur une route à proximité de Chakhtarsk, dans la région de Donetsk, le 28 juillet 2014.
Des combattants rebelles inspectent des véhicules sur une route à proximité de Chakhtarsk, dans la région de Donetsk, le 28 juillet 2014. REUTERS/Sergei Karpukhin
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L'armée ukrainienne a renforcé ses positions dans l'est de l'Ukraine, dans les zones jusque-là sous contrôle des séparatistes. Les militaires sont entrés dans plusieurs villes à proximité du site du crash du vol MH17. Ils ont notamment pris le contrôle de hauteurs depuis lesquelles les pro-Russes avaient abattu deux avions de chasse mercredi dernier.

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Les militaires ukrainiens sont entrés dans plusieurs villes de l'est du pays, proches du site où se trouve l'épave du vol MH17. A Chakhtarsk, Torez, ainsi qu'à Snijné où les combats se poursuivent, l'armée a repris partiellement le contrôle.

Surtout, c'est la reprise de la colline de Savour-Moguyla qui représente une progression pour Kiev. Ces hauteurs surplombent en partie la région et suppriment pour les séparatistes une position de tir confortable. C'est depuis ce site qu'ils ont notamment abattu deux avions de chasse.

L'ONU s'inquiète d'une intensification des combats entre les forces ukrainiennes et les rebelles. Un rapport publié mardi dénonçait l'utilisation d'armes lourdes dans des zones d'habitation par les deux camps, alors que le bilan dépassait les 1 100 tués depuis trois mois. Selon la commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, les belligérants y useraient allégrement de chars, de missiles, d'artillerie et de roquettes. Elle a également qualifié la destruction de l'avion de la Malaisian Airlines de « crime de guerre ».

Kiev a également renforcé ses positions dans le nord de la région de Donetsk. L'armée assure avoir reconquis la ville de Debaltseve où elle préparerait une offensive contre Gorlivka, bastion des rebelles dans ce secteur, où des tirs de roquettes Grad ont coûté la vie à une quinzaine de civils ce week-end.

Kiev a aussi annoncé que quatre gardes-frontières ukrainiens ont été tués par des tirs de mortiers en provenance de la Russie, au poste de Dovkanski, près de Lougansk.

Un convoi d'experts, principalement néerlandais, qui cherchait à se rendre sur les lieux du crash du MH17 a dû faire marche arrière. L'intensité des combats a contraint pour la deuxième fois la vingtaine de véhicules, parmi lesquels se trouvaient des journalistes, à rebrousser chemin. Andriï Lyssenko, le porte-parole de l'état-major de l'opération militaire, affirme que l’armée ne mène pas de combats à proximité immédiate du site et qu’elle respecte le cessez-le-feu décrété aux abords de la zone. De Kiev, les chefs de la diplomatie néerlandaise et australienne, suivent avec attention les développements sur le terrain. Ils sont venus discuter de la possibilité de déployer des policiers armés sur le site de la catastrophe, ce qui requiert le feu vert du Parlement.

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