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Russie

Sanctions agricoles: la riposte russe aura peu d'effet pour l'Europe

La Pologne exporte pour un montant de 273 millions de pommes vers la Russie.
La Pologne exporte pour un montant de 273 millions de pommes vers la Russie. REUTERS/Filip Klimaszewski
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La Russie répond aux sanctions économiques dont elle est la cible : mercredi, le président russe Vladimir Poutine a ordonné « d’interdire ou de limiter » l’importance de produits agroalimentaires en provenance des pays ayant adopté des mesures coercitives contre Moscou.

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Avec nos correspondants à Moscou, Etienne Bouche, et à Bruxelles, Grégoire Lory

Jusqu’à présent, le Kremlin répétait que les sanctions économiques étaient contreproductives, mais mercredi, Moscou a décidé de riposter. Il y avait bien sûr des interdictions justifiées officiellement par des raisons sanitaires – elles visaient les fruits et légumes de Pologne, la viande d’Espagne ou encore les pêches de Grèce –, sauf que cette fois, Moscou assume : Vladimir Poutine a signé un décret visant les produits agroalimentaires en provenance des pays qui ont sanctionné la Russie. Leur importation sera soit interdite, soit restreinte.

Selon la presse russe, le gouvernement devrait dévoiler sa liste noire aujourd’hui jeudi. Le président Poutine assure que ces mesures « visent à assurer la sécurité de la Russie » et à « protéger ses intérêts nationaux ». Cet embargo doit durer un an mais le Kremlin prévient que la durée pourra être modifiée sur les Occidentaux se montrent plus souples à l’égard de la Russie. Le « plan B » de Moscou est de se ravitailler en Amérique latine. Des réunions avec les ambassadeurs d’Equateur, du Brésil, du Chili et d’Argentine sont prévus ce jeudi. Les discussions porteront sur « éventuelle hausse des produits de ces pays sur le marché russe ».

Pas de conséquence majeure pour l'UE

Ces mesures de rétorsion ne devraient avoir qu’un coût limité pour l’ensemble de l’Union européenne. Les 28 exportent vers la Russie principalement des équipements de transport, des machines-outils, des produits chimiques, et enfin des produits agricoles.

Les sanctions prises par Moscou dénoteraient donc la volonté d’agir avec une certaine prudence car les deux économies sont très dépendantes. La Russie est le troisième partenaire commercial de l’Union, quand les Européens représentent le premier marché à l’exportation des entreprises russes.

Des secteurs-clé, tels que l’énergie ou les finances, sont pour l’instant épargnés. En revanche, si Moscou décidait de les frapper, les conséquences seraient alors beaucoup plus lourdes pour les Européens.

L’Union européenne refuse pour l’instant d’évoquer le coût d’une guerre commerciale avec la Russie, mais plusieurs voix parlent d’un montant de 40 milliards d’euros. Toutefois, il est encore trop tôt pour évoquer un tel scénario.

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