Allemagne

L'«Affaire d'Etat» entre la chancelière et le président français

La série allemande Affaire d'Etat met en scène la relation interdite entre un président français une chancelière allemande.
La série allemande Affaire d'Etat met en scène la relation interdite entre un président français une chancelière allemande. Stat1

La chaîne de télévision privée allemande Sat 1 a diffusé mardi soir une comédie romantique mettant en scène une improbable idylle entre un président de la République français et une chancelière. Outre-Rhin, «Affaire d'Etat» n'a pas reçu une salve de critiques acerbes de la part de la presse.

Publicité

«Staatsaffäre» («Affaire d'Etat»), c'est l'histoire d'Anna Bremer, une célibataire qui a consacré toute sa vie à sa carrière politiique. Devenue chancelière, Mme la Bosseuse comme on l'appelle dans son pays, rencontre lors d'un sommet international Guy Dupont, qui vient d'être élu président de la République française. Ils ne se reconnaissent d'abord pas, mais en fait, tous deux se connaissent déjà.

Le 9 novembre 1989, la nuit où est tombé le Mur de Berlin, ils ont passé une folle nuit d'amour dans la capitale allemande. L'amour reprend entre le playboy, tendance Sarkozy, et la blonde Anna Bremer, jouée par l'actrice de télévision allemande Veronica Ferres. Le rôle du président français est tenu par Philippe Caroit.

« Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé... » n'est cette fois-ci pas fortuite. Les éléments sont repris au « couple politique » que formait Nicolas Sarkozy, davantage que François Hollande, avec Angela Merkel. Lui porte Ray-Ban et Rolex, il aime les voitures de sport. Elle, blonde, pulpeuse et très féminine, ne ressemble guère à Angela Merkel. En revanche, comme la chancelière, elle, tient ses mains en losange. Et certaines de ses répliques rappellent Merkel comme lorsqu'elle propose de séduire son électorat avec un taux de chômage de 4% et un budget équilibré plutôt que par un peu de glamour.

La chancelière amusée, la presse très critique

Côté français, à l'Elysée comme du côté de l'ancien président, aucune réaction n'a encore fuité. Angela Merkel aurait quant à elle a rencontré l'actrice Veronica Ferres au lendemain du tournage, et lui aurait avoué n'être guère tentée par une aventure avec le président français. Mais elle aurait été amusée par le scénario, et elle aurait également assuré à l'actrice vouloir en parler avec François Hollande, à l'occasion de leur prochaine rencontre.

La presse est beaucoup plus critique. Le Spiegel parle d'un scénario absurde, et plombe la mise en scène de Michale Rowitz. Le Stern pense que le scénario kitsch peut passer avec une bonne dose de popcorn. Le Berliner Zeitung, lui, descend en flèche la prestation de l'actrice peu convaincante dans le rôle de chancelière.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail