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Turquie

Turquie: manifestations après un nouvel accident du travail meurtrier

Un millier de personnes ont manifesté ce dimanche 7 septembre à Istanbul pour dénoncer les mauvaises conditions de sécurité imposées aux ouvriers turcs du bâtiment, au  lendemain de la mort de dix d'entre eux sur un chantier.
Un millier de personnes ont manifesté ce dimanche 7 septembre à Istanbul pour dénoncer les mauvaises conditions de sécurité imposées aux ouvriers turcs du bâtiment, au lendemain de la mort de dix d'entre eux sur un chantier. AFP/OZAN KOSE
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Turquie, dans le centre d’Istanbul, un terrible accident a coûté la vie à 10 personnes la nuit dernière. Elles sont mortes dans la chute d'un ascenseur du 32e étage d'une tour en construction. Après un premier rassemblement sur le lieu du drame, en milieu de nuit, les travailleurs ont manifesté ce dimanche 7 septembre dans l'après-midi devant le chantier pour dénoncer leurs conditions de travail. La police les a brutalement dispersés mais d’autres rassemblements se poursuivaient en début de soirée.

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Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

Plus d'un millier de victimes d’accidents du travail depuis le début de l'année, dans le bâtiment, la mine et les chantiers navals essentiellement, c’est le dramatique bilan de la sécurité professionnelle en Turquie, faute de respect des règles de sécurité et surtout de contrôle par les autorités.

Selon les ouvriers du chantier endeuillé, l’ascenseur défectueux tombait en panne chaque jour. « La Turquie est au premier rang des soi-disant accidents professionnels en Europe, et au troisième rang au niveau mondial, déplore Arzu Çerkezoğlu, secrétaire générale de la confédération syndicale. Chaque jour, nous perdons 2, 3 ou 4 camarades dans ces " assassinats ", car ce sont des assassinats, c'est un véritable massacre ».

Syndicalistes et députés de l’opposition ont tout juste eu le temps de faire une brève déclaration, et la police a chargé les manifestants à coups de canons à eau, de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes, alors qu’ils dénonçaient le capital sans scrupule allié au parti de gouvernement AKP.

Le propriétaire de la société de construction incriminée est en effet un proche du président de la République Recep Tayyip Erdogan ; annonçant il y a trois semaines des bénéfices nets en hausse de 965% par rapport au 1er semestre 2013, il a largement bénéficié du boom immobilier de la dernière décennie. Le Premier ministre Ahmet Davutoglu a promis que le Conseil des ministres, lundi, se saisirait de cette question.

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