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Royaume-Uni

Royaume-Uni: David Cameron ou la gaffe de lèse-majesté

Le Premier ministre britannique David Cameron s'exprimant au 10, Downing Street après les résultats officiels du référendum écossais.
Le Premier ministre britannique David Cameron s'exprimant au 10, Downing Street après les résultats officiels du référendum écossais. REUTERS/Suzanne Plunkett
Texte par : RFI Suivre
1 mn

Le Premier ministre britannique David Cameron a présenté ses plus humbles excuses à la reine Elizabeth II après une gaffe qui constitue un double crime de lèse-majesté. Il a révélé le soulagement de la souveraine après le rejet de l'indépendance écossaise, trahissant du même coup la sacro-sainte confidentialité des discussions entre l'exécutif et la reine.

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C'est mardi dernier, à New York, dans les couloirs des Nations unies, que le Premier ministre britannique a raconté à l'ex-maire de la ville, sur le ton de la fanfaronnade, l'échange téléphonique qu'il a eu avec la reine Elizabeth II, après la victoire du « non » au référendum en Ecosse. Ce que ne savait pas David Cameron, c'est qu'une caméra de Sky News était en train d'enregistrer.

« Le comble du soulagement, quand vous êtes Premier ministre du Royaume-Uni, peut-on entendre de sa bouche sur cette vidéo, c'est d'appeler la reine au téléphone et de lui dire que tout va bien. Elle a ronronné de contentement. »

« Totalement désolé »

Le scoop a été massivement repris par les médias, contraignant le Premier ministre à déclarer aux journalistes qui l'accompagnaient aux Etats-Unis qu'il était « totalement désolé » et « extrêmement embarrassé ». « Clairement, c'était une conversation privée, mais elle n'aurait pas dû avoir lieu et cela ne se reproduira plus », a promis David Cameron. Ses propos ont été jugés au mieux naïfs et au pire irrespectueux.

L'entorse au protocole est prise d'autant plus au sérieux qu'elle touche au dogme qui veut que la reine reste neutre et impartiale, qu'elle ne s'immisce pas dans les affaires politiques. Elle règne, mais ne gouverne pas.

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