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Irak: premières frappes britanniques contre l’organisation EI

L'équipage britannique du chasseur «Tornado» GR4 qui a mené des frappes en Irak contre l’organisation Etat islamique. Chypre, le 27 septembre 2014.
L'équipage britannique du chasseur «Tornado» GR4 qui a mené des frappes en Irak contre l’organisation Etat islamique. Chypre, le 27 septembre 2014. REUTERS/Cpl Neil Bryden/Ministry of Defence

Vendredi, trois Etats européens - le Royaume-Uni, le Danemark et la Belgique - ont rejoint la coalition internationale. Les députés britanniques ont voté à une très large majorité pour cet engagement militaire limité aux frappes aériennes en Irak et, concrètement, deux chasseurs ont décollé, samedi 27 septembre, de Chypre pour survoler l'Irak. 

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Avec notre correspondante à Londres,  Muriel Delcroix

Les chasseurs Tornado ont quitté Chypre tôt ce samedi matin pour frapper le groupe extrémiste sunnite en Irak et sont rentrés à leur base en milieu de journée. L’opération a pour nom de code « Shader ». Ces jets de combat reçoivent leurs ordres du centre de commande américain basé au Qatar.

La Royal Air Force n’a pas encore précisé quelles cibles étaient visées, mais on sait que ces appareils sont appuyés par un avion-espion, chargé de repérer le déplacement au sol de convois du groupe Etat islamique. Ces chasseurs devraient donc surtout viser des véhicules de combattants en mouvement.

Le ministre de la Défense britannique Michael Fallon a prévenu que cette nouvelle campagne serait longue. De son côté, le chef du gouvernement David Cameron a de nouveau insisté sur le fait que Londres ne faisait que jouer son rôle au sein d’une large coalition menée avant tout par le gouvernement irakien. Mais pour les députés qui ont voté pour l’engagement de la Grande-Bretagne, il reste beaucoup de questions sans réponse : ils ont dit « oui » à une opération limitée à l’Irak et sans troupes au sol, mais craignent un enlisement de la situation et l’extension de cette mission à la Syrie où se trouvent aussi les jihadistes de l’organisation Etat islamique, mais où la situation est encore plus complexe.

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