Union européenne

UE: feu à l'orange pour la commission Juncker

Audition du candidat commissaire britannique Jonathan Hill, le 7 octobre 2014.
Audition du candidat commissaire britannique Jonathan Hill, le 7 octobre 2014. REUTERS/Yves Herman
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les députés européens viennent d’entendre individuellement pendant dix jours les 27 candidats aux postes de commissaires européens de la future commission Juncker. Pour l’instant, on peut penser que les députés européens vont adopter une tactique similaire à ce qu’ont fait leurs prédécesseurs depuis la mise en place en 1999 de ces auditions après la chute de la Commission emmenée par le Luxembourgeois Jacques Santer. On semble s’acheminer vers le rejet de certaines candidatures sans pour autant que l’équipe soit recalée dans son ensemble lors du vote du 22 octobre en session plénière du Parlement européen.

Publicité

Avec notre bureau de Bruxelles,

En théorie, le Parlement européen n’a pas le pouvoir de rejeter des commissaires à titre individuel. Les règles veulent que si un seul des candidats est jugé inapte, alors le Parlement doit rejeter l’ensemble du collège proposé. Dans la pratique, les députés, émettent un avis consultatif qui est transmis à la conférence des présidents des groupes politiques.

Remplacement du candidat

Cette conférence se réunit ce jeudi et elle doit finaliser les évaluations des 27 candidats. Mais en fait, si ça se passe comme par le passé, le cas où un commissaire déplairait au Parlement devrait entraîner son remplacement très rapidement. S’il agit comme ses prédécesseurs Prodi et Barroso, Jean-Claude Juncker pourrait demander au pays d’où vient le candidat recalé de lui en fournir rapidement un nouveau afin qu’une nouvelle audition puisse être organisée.

Le cas du candidat hongrois

Ce serait par exemple le cas avec le Hongrois Tibor Navracsic pour qui les députés ont émis un avis négatif. Le britannique Jonathan Hill devrait finalement être avalisé et la validation de la déclaration d’intérêts controversée du conservateur espagnol Cañete devrait permettre à Pierre Moscovici de ne pas être recalé à cause du jeu politique droite-gauche.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail