Ebola/Espagne

Ebola: le gouvernement espagnol tente d'améliorer sa communication

Des professionnels de la santé manifestent, à Madrid le 8 octobre, pour demander la démission de la ministre de la Santé, Ana Mato
Des professionnels de la santé manifestent, à Madrid le 8 octobre, pour demander la démission de la ministre de la Santé, Ana Mato REUTERS/Paul Hanna
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Après l'infection du virus Ebola à une infirmière et cinq jours de cafouillage de la ministre de la Santé Ana Mato, le gouvernement Rajoy a décidé de prendre le taureau par les cornes en confiant les commandes de la crise à la n°2 de l'exécutif, Soraya Saenz de Santamaria. Elle présidera un comité pour faire face à la menace du virus, un comité comprenant six ministres et des scientifiques.

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Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau

Le virus Ebola est devenu une affaire d'Etat en Espagne. Le gouvernement Rajoy ayant compris que la réputation du pays était en jeu, alors même que la vie de l'infirmière infectée Teresa est en danger, a pris les rênes. Finies les improvisations, les petites déclarations maladroites, terminé le silence officiel.

Désormais les conservateurs au pouvoir veulent communiquer et faire preuve de transparence. Notamment en informant chaque jour sur la dizaine de personnes mises en quarantaine, sur les dangers encourus et sur les modes transmission du virus.

Il faut dire qu'il règne ici une forte tension. Des dizaines d'aides-soignants refusent de travailler dans l'hôpital madrilène avec les patients suspects de peur d'être contaminés à leur tour. Les médias sont à couteaux tirés, faisant la liste des erreurs commises par les autorités. Le pouvoir a donc réagi avec vigueur. Reste à savoir s'il ne l'a pas fait trop tard.

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