Royaume-Uni

Ebola: exercice grandeur nature au Royaume-Uni

Une équipe d'ambulancier lors d'un exercice à Newcastle, le 11 octobre 2014.
Une équipe d'ambulancier lors d'un exercice à Newcastle, le 11 octobre 2014. REUTERS/Andrew Fox/DoH/Handout via Reuters
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Parmi les pays qui se préparent face au virus d’Ebola, le Royaume-Uni, qui va mettre en place une surveillance renforcée à l’aéroport d’Heathrow la semaine prochaine, a organisé samedi11 octobre un exercice grandeur nature. Pendant huit heures, les autorités ont observé comment s’organiseraient les secours face à un cas de la maladie. Un acteur s’est notamment écroulé dans une ville du nord-est de l’Angleterre, simulant les symptômes de la maladie.

Publicité

Avec notre correspondant à Londres, Eric Albert

Aucun journaliste n’a été autorisé à suivre l’exercice grandeur nature organisé en Grande-Bretagne, mais des vidéos réalisées par le ministère de la Santé montrent quelques-uns des exemples testés. Dans un centre commercial de Gateshead, près de Newcastle, par exemple, un homme s’est écroulé, très malade, avec des symptômes qui ressemblent à ceux d’Ebola.

Aussitôt, le malade a été placé en isolement. Des échantillons ont été envoyés à la base militaire de Porton Down, dans l’ouest de l’Angleterre, pour réaliser des tests d’urgence et vérifier qu’il s’agissait bien du virus. Dans le même temps, une enquête a été lancée pour identifier toutes les personnes qui ont été en contact avec le malade précédemment. Et à Londres, une réunion d’urgence des ministres concernés a débuté.

Le gouvernement britannique assure que le résultat de l’exercice est rassurant. Un exercice cependant extrêmement nécessaire. Sally Davies, la directrice des questions médicales au ministère de la Santé, prévient qu’il est probable qu’il y ait dans les mois à venir, quelques cas de contamination en Grande-Bretagne, étant donné que la maladie continue à s’étendre en Afrique de l’Ouest.


Les mesures de précaution dans le monde

Le monde a peur du virus Ebola. Fausses alertes, rumeurs, hospitalisations de précaution se multiplient depuis le premier cas de contagion hors d’Afrique et le décès mercredi d’un patient sur le sol des Etats-Unis. Face à ce défi et à cette angoisse, les autorités publiques un peu partout dans le monde tentent de rassurer les populations et de les protéger.

Les Etats annoncent les uns après les autres un renforcement des contrôles aux frontières pour les voyageurs provenant des pays les plus touchés par l’épidémie : Guinée, Liberia et Sierra Leone. Ils seront désormais contrôlés à l’aéroport Kennedy de New York et au Canada, qui a même conseillé à ses ressortissants de quitter ces trois pays « tant que des vols commerciaux sont encore disponibles ».

Le Pérou et l’Uruguay ont annoncé une plus grande vigilance dans les ports et les aéroports. Quant au Mexique et au Nicaragua, ils veulent tenter de contrôler les migrants qui essaient par milliers de gagner les Etats-Unis. Enfin, le Maroc a demandé le report de la Coupe d’Afrique des nations de football, prévue dans un peu plus de trois mois dans le royaume, en raison de l’épidémie qui sévit dans l’ouest du continent africain.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail