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Grèce / Justice

Révolte dans un camp de rétention en Grèce: 65 migrants en procès

Le centre de rétention d'Amygdaleza, près d'Athènes, a été le théâtre d'une révolte en août 2013.
Le centre de rétention d'Amygdaleza, près d'Athènes, a été le théâtre d'une révolte en août 2013. AFP PHOTO / ANGELOS TZORTZINIS
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Grèce, le procès de 65 migrants accusés de rébellion et de mise en danger de la vie d'autrui s’est ouvert ce lundi 3 novembre à Athènes. Il y a un peu plus d'un an, une révolte avait éclaté dans le camp de détention pour migrants sans papiers d'Amygdaleza, après l'annonce d'une augmentation de la durée maximale de détention de 12 à 18 mois. Elle avait fait 10 blessés du côté de la police.

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Avec notre correspondante à Athènes, Charlotte Stiévenard

Sur les 65 migrants accusés de rébellion et de mise en danger de la vie d’autrui, 25 sont actuellement en détention provisoire. Un dispositif de police important a été déployé pour les transférer au tribunal. Plusieurs associations de protection des droits de l'homme étaient là en soutien. « Ce qu'on veut savoir, c'est si cette façon de traiter les migrants dans les camps de détention continuera ou pas à servir de ligne directrice pour la cour ou pas », explique Michalis Vourekas, un des avocats de la défense, pour qui ce procès est un symbole.

Le procès a débuté malgré l'absence de traducteurs, une absence soulignée par la défense. Deux policières du camp ont témoigné. Elles ont parlé de feux et de jets de pierres, mais pas de danger pour la vie d'autrui. Un témoignage plutôt positif selon la défense. Mais Javied Aslam, le président de l'association des travailleurs migrants qui a déjà suivi plusieurs procès du même type reste sceptique : « Nous ne faisons pas confiance au gouvernement, car c'est ce gouvernement qui a donné des ordres pour créer ces conditions strictes pour les immigrés. »

Dans un rapport publié mi-octobre, le Comité anti-torture du Conseil de l'Europe reconnaît les difficultés de la Grèce face à l'arrivée massive de migrants. Mais il dénonce aussi les mauvais traitements infligés dans plusieurs centres, notamment à Amygdaleza.

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