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Allemagne

À Berlin, une «chaîne de lumière» pour se souvenir du Mur

Frontière de lumière de 15 km au long du tracé de l'ancien mur de Berlin lors des festivités du 25e anniversaire de la chute du Mur, du 7 au 9 novembre 2014.
Frontière de lumière de 15 km au long du tracé de l'ancien mur de Berlin lors des festivités du 25e anniversaire de la chute du Mur, du 7 au 9 novembre 2014. REUTERS/Hannibal Hanschke
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L'ouverture d'une « chaîne de lumière » le long du parcours du mur ayant coupé en deux la ville de Berlin de 1961 à 1989 a marqué le début officiel des célébrations du 25e anniversaire de la chute du Mur, qui s'achèveront dimanche soir.

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Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

Et la lumière fut. Et le mur réapparut. Vendredi en fin d’après-midi, le maire de Berlin Klaus Wowereit a symboliquement allumé les 25 dernières lampes d’une chaîne de lumière de 15 kilomètres le long du parcours de l’ancien mur séparant la ville. Près de 7000 ballons lumineux permettent, dans un Berlin où les traces de l’ancienne frontière sont quasi-invisibles, de se refaire une idée d’un passé longtemps tragique.

« Ce 25e anniversaire de la chute du mur est l’occasion de rendre hommage à ces victimes qui avaient choisi la liberté en tentant de passer à l’Ouest, explique le maire de Berlin. Mais cet anniversaire s’adresse surtout aux plus jeunes, pour leur montrer que cela vaut la peine de se battre en permanence pour la liberté et la démocratie, car ces valeurs ne sont jamais garanties ».

Samedi soir, au terme d’une fête populaire qui rassemblera de nombreux artistes nationaux et internationaux, 7000 ballons seront lâchés dans le ciel d’une ville et d’une Europe désormais unies, pendant que le chef d’orchestre Daniel Barenboim dirigera la neuvième symphonie de Beethoven – l’hymne européen. D’anciens dissidents est-allemands et des témoins historiques comme l’ex-numéro un russe Mikhaïl Gorbatchev seront présents. Deux millions de visiteurs sont attendus.


Il y a 25 ans…

Le 4 novembre 1989, les autorités communistes est-allemandes sont confrontées à une manifestation de cinq cent mille personnes qui réclament la liberté de la presse, de réunion et d’expression. Après consultations avec Moscou, elles décident, cinq jours plus tard, d’autoriser « rapidement » des voyages privés à l’étranger.

Il est presque 19 heures, le 9 novembre, quand le porte-parole officiel annonce les nouvelles mesures. Mais, pressé par un journaliste, il les présente soudainement comme « immédiates ». Tout le monde est pris de court : même l’ambassade soviétique ne réagit pas. Les garde-frontières, en absence de consignes précises, ouvrent les barrières. La foule joyeuse passe à l’Ouest et commence à détruire le Mur.

Avant sa chute, plus de mille personnes furent tuées en franchissant la frontière entre l’Allemagne de l’Est et celle de l’Ouest. Sans s’en rendre compte sur le moment, les Berlinois mettent pratiquement fin à l’empire soviétique.


À suivre sur l’antenne de RFI :

Samedi 8 novembre à 20h10 : « Géopolitique, le débat » par Marie-France Chatin, édition spéciale, 25 ans après la chute du mur de Berlin.

Regard sur les conséquences directes et indirectes de cet évènement qui marqua la fin d'une ère et l'avènement d'un monde sans entraves. Avec : François Géré, Directeur de l'Institut français d'analyse stratégique et Directeur de recherches à l'université Paris 3-Sorbonne, Guillaume Devin, Professeur d'université à Sciences Po Paris, et Frédéric Charillon, Directeur de l'Institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire.

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