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Roumanie

Présidentielle en Roumanie: deuxième tour entre Ponta et Iohannis

Affiches électorales des deux candidats du second tour de l'élection présidentielle, à Bucarest, le 15 novembre 2014.
Affiches électorales des deux candidats du second tour de l'élection présidentielle, à Bucarest, le 15 novembre 2014. REUTERS/Radu Sigheti

Les Roumains votent à l'occasion du second tour de l'élection présidentielle, ce dimanche 16 novembre. Les électeurs ont à choisir entre l'actuel Premier ministre, Victor Ponta, social-démocrate, et le maire de Sibiu, Klaus Iohannis. Ponta part comme favori, avec 10 points d'avance sur son rival engrangés lors du premier tour.

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Avec notre correspondant à Bucarest, Luca Niculescu

Ce sont les messages négatifs qui ont dominé les derniers jours de la campagne électorale. Issu de la minorité allemande de Roumanie, le candidat de centre droit Klaus Iohannis a dû faire face aux attaques du camp adverse qui lui reprochait de ne pas être un vrai Roumain. Pour sa part, Victor Ponta, actuel Premier ministre et candidat social-démocrate à la présidentielle est présenté sur les affiches de son rival comme étant un mythomane.

De l’avis des observateurs, la justice reste un enjeu majeur de la société roumaine. Alors que les deux candidats affirment vouloir renforcer l’indépendance de la justice, des doutes subsistent quant à l’engagement réel de Victor Ponta. Issu d’un parti secoué par de lourds dossiers de corruption, l’actuel Premier ministre est accusé par son rival de vouloir promouvoir une loi afin d’amnistier les personnes condamnées pour des malversations.

Ces dernières années, plusieurs hauts responsables, dont un ancien Premier ministre, se sont retrouvés derrière les barreaux à la suite d’enquêtes menées par le très efficace parquet anticorruption.


Victor Ponta, le favori des ruraux et des retraités

Les habitants des zones rurales pauvres de la Roumanie et les retraités votent en majorité pour Victor Ponta. Le jeune Premier ministre social-démocrate leur a promis des augmentations de revenus. Les chiffres de la croissance, sortis deux jours seulement avant le deuxième tour de scrutin, tombent à pic pour lui : une progression du PIB de plus 3% sur les neuf premiers mois de l'année – une croissance exceptionnelle qui laisse d'ailleurs dubitatifs nombre de spécialistes.

Les habitants des grandes villes, les jeunes aussi, penchent plutôt pour le candidat de la droite, Klaus Johannis, tout comme la plupart des 2 à 3 millions de Roumains qui vivent et travaillent à l'étranger. Parmi ces derniers, beaucoup n'ont pas réussi à voter au premier tour de la présidentielle, et ils accusent les autorités de Bucarest d'avoir refusé d'augmenter le nombre des bureaux de vote pour le deuxième tour.

Klaus Johannis, est posé, sérieux, assez taciturne. Son appartenance à la minorité allemande peut constituer un handicap, car une partie de l'opinion publique roumaine est assez nationaliste. Politiquement, il représente les conservateurs et une grande partie des libéraux. Son adversaire, le Premier ministre Victor Ponta l'a surtout présenté, comme la créature du président sortant Traian Basescu, la bête noire des sociaux-démocrates.

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