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Russie

Expulsions symétriques de diplomates entre la Russie et l'Europe

Le président russe Vladimir Poutine quitte son hôtel pour prendre la direction de l'aéroport de Brisbane, à l'issue du sommet du G20, le 16 novembre 2014.
Le président russe Vladimir Poutine quitte son hôtel pour prendre la direction de l'aéroport de Brisbane, à l'issue du sommet du G20, le 16 novembre 2014. REUTERS/Jason Reed
Texte par : RFI Suivre
2 min

La Russie a décidé d'expulser plusieurs diplomates polonais et une collaboratrice de l'ambassade d'Allemagne. Ils sont accusés par Moscou d'espionnage. Les explusions de diplomates entre la Russie, l'Allemagne, la Pologne ou encore la Lettonie se sont multipliées. Elles font écho à la tension croissante entre la Russie et l'Occident en raison de la crise ukrainienne.  

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Il y a un mois, un lieutenant-colonel travaillant au ministère polonais de la Défense et un juriste à double nationalité polono-russe qui s’intéressait particulièrement à l’industrie énergétique ont été interpellés à Varsovie et accusés de travailler pour les services russes de renseignement militaire. Peu après, la Pologne a expulsé quatre diplomates russes, en toute discrétion. En réalité, ce sont les autorités russes qui ont révélé cette décision polonaise, en annonçant que leur propre ordre d’expulsion était « une rétorsion » à une mesure similaire prise à Varsovie.

Selon la presse allemande, un diplomate russe du consulat de Bonn a été expulsé récemment, lui aussi très discrètement. En réponse, la Russie a demandé le départ d’une collaboratrice de l’ambassade d’Allemagne à Moscou. Enfin dimanche, les médias russes avaient également annoncé l'arrestation et l'expulsion de l'ancien député letton Alexeï Kholostov sur la base d'accusations d'espionnage.

Poutine « humilié » par les Occidentaux

Les relations entre la Russie et l’Occident sont devenues encore plus tendues ces derniers jours à cause de la situation dans l’Est de l’Ukraine et de l’accueil glacial de Vladimir Poutine au sommet du G20 en Australie. La presse russe s'est d'ailleurs fait l'écho ce matin des tensions de Brisbane.

Selon le magazine Expert, « Les hôtes australiens ont tenté d’humilier Vladimir Poutine de toutes les manières imaginables », rapporte notre correspondant à Moscou, Etienne Bouche. « Poutine est entré dans une cage à lions », a réagi un politologue dans le Moskovski Komsomolets. Mais pour la plupart des observateurs, la marginalisation de Poutine au G20 révèle une réalité géopolitique globale. Pour le quotidien libéral Vedomosti, « le G20 a confirmé l’absence d’une langue commune entre la Russie et l’Occident ».

Sur la question ukrainienne, le dialogue est en panne. « Nous assistons à une radicalisation des positions de certains pays occidentaux », estime le géopoliticien Fiodor Loukianov, « par conséquent, la réaction de la Russie est prévisible : elle va également durcir sa position ». Si la crise ukrainienne était dans tous les esprits, aucun compromis n’a émergé. Des mouvements militaires dans l’est du pays font redouter une intensification des affrontements.

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