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Roumanie

La lutte contre la corruption, cheval de bataille de Klaus Iohannis

Un bras de fer s'engage entre le nouveau président élu Klaus Iohannidis et son Premier ministre, Victor Ponta (photo) sur la lutte contre la corruption.
Un bras de fer s'engage entre le nouveau président élu Klaus Iohannidis et son Premier ministre, Victor Ponta (photo) sur la lutte contre la corruption. REUTERS/Grigore Popescu

La lutte contre la corruption était l'un des enjeux majeurs de l'élection présidentielle en Roumanie, gagnée sans appel et contre toute attente par le candidat de droite Klaus Johannis. Ce dernier appelle la majorité parlementaire sociale-démocrate du Premier ministre Victor Ponta à rejeter dès ce mardi 18 novembre la loi sur l'amnistie et d'autoriser les poursuites du parquet anti-corruption contre les élus.

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Il n'avait pas obtenu ces deux engagements de la part du Premier ministre Victor Ponta - son rival malheureux à l’élection présidentielle - pendant la campagne électorale, et fort de sa victoire sans appel, plus de 54% des suffrages, le président roumain élu Klaus Iohannis repart à la charge.

Il demande au Parlement de Bucarest de rejeter dès ce mardi la loi sur l'amnistie défendue par les sociaux-démocrates et de donner son feu vert à toutes les demandes de poursuites contre des élus, formulées par le parquet anti-corruption.

Nastase et Voiculescu libérables ?

Selon de nombreux analystes roumains et étrangers, il s'agit là de deux menaces très graves contre l'Etat de droit, dans un pays gangréné par la corruption. Le projet de loi sur l'amnistie devrait aboutir à la mise en liberté de hauts magistrats ou d'hommes politiques condamnés pour corruption.

Parmi ces derniers, un ancien Premier ministre, Adrian Nastase, le mentor en politique de Victor Ponta, condamné à deux années de prison en 2012 pour le détournement de fonds publics, ou encore Dan Voiculescu, chef d'un parti politique, ancien vice-président du Sénat et propriétaire d'un groupe de presse.

Par ailleurs, depuis des mois la majorité parlementaire refuse de lever l'immunité de plusieurs élus sociaux-démocrates et bloque ainsi les enquêtes du parquet anti-corruption dans plusieurs affaires d'envergure.

→ à (re)lire : Elections européennes, l'anticorruption comme cheval de bataille

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