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Royaume-Uni

Au Royaume-Uni, l’Ukip gagne du terrain

Selon l'institut Ipsos Mori, les électeurs du Ukip sont trois fois plus issus des rangs conservateurs que travaillistes.
Selon l'institut Ipsos Mori, les électeurs du Ukip sont trois fois plus issus des rangs conservateurs que travaillistes. REUTERS/Andrew Winning
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Un mois après l’élection de son premier député à la Chambre des Communes, l’Ukip est bien placé pour récidiver. Le scrutin se déroule ce jeudi à Rochester & Strood, dans le sud-est de Londres. Et c’est encore un conservateur qui a déserté son camp pour se ranger sous les couleurs du parti europhobe.

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Comme Douglas Carswell, Mark Reckless, 43 ans, est un frondeur. Et même un déserteur du parti conservateur. Élu sous l’étiquette Tory en 2010, il a rejoint l’Ukip en septembre dernier. Son siège est donc remis au vote. En cas de succès, ce serait un deuxième affront en un peu plus d’un mois pour le parti de David Cameron.

Et Ukip gagne du terrain chez les conservateurs. « Aujourd’hui, les gens qui choisissent Ukip, selon nos sondages, sont trois fois plus souvent des ex-conservateurs que des travaillistes. Donc ils vont faire probablement plus de mal au parti conservateur dans l’élection générale de 2015 », prédit Brian Gosschalk, directeur de l’institut de sondages Ipsos MORI

Élire un député n’est pas élire un Premier ministre. Une élection partielle est aussi un défouloir pour des électeurs nostalgiques et remontés contre les autorités. Pendant sa campagne, Mark Reckless n’a eu de cesse de critiquer un gouvernement jugé trop mou sur l’immigration. « L’Ukip fait campagne sur deux choses : l’hostilité à l’Europe et l’immigration. Or l’immigration, à leurs yeux en tout cas, est la conséquence de l’Europe », remarque Jacques Leruez, spécialiste de la politique au Royaume-Uni.

Lutte contre l’immigration et europhobie, ces deux thèmes pourraient encore avoir séduit trois ou quatre députés conservateurs prêts eux aussi à rejoindre Ukip. Une victoire à Rochester and Strood serait en tous cas un vrai motif d’inquiétude pour le parti du Premier ministre David Cameron. La circonscription est en effet situé à 50 km au sud-est de Londres, censée être plus réfractaire aux thèses extrémistes.

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