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Portugal / Justice

Le Portugal sous le choc de l’arrestation de José Socrates

L'ancien chef du gouvernement portugais, José Socrates.
L'ancien chef du gouvernement portugais, José Socrates. Reuters
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Portugal, l’ancien Premier ministre socialiste José Socrates a été interpellé dans la nuit de vendredi à samedi. Il est soupçonné, ainsi que trois autres personnes, de fraude fiscale, blanchiment d’argent et corruption. Une interpellation qui a fait l’effet d’une bombe.

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Avec notre correspondante à Lisbonne, Marie-Line Darcy

José Socrates a été interpellé a son arrivée a l’aéroport de Lisbonne dans la nuit de vendredi a samedi, alors qu’il rentrait de Paris. Et c’est justement le financement de son appartement parisien, estimé á 3 millions d’euros, qui a provoqué les soupçons de la police. José Socrates a vécu à Paris et suivi des cours à la Sorbonne après sa démission du gouvernement en juin 2011. Son départ avait entraîné la mise sous tutelle économique internationale de son pays.

Selon le ministère public, l'actuelle enquête porte sur des opérations bancaires et des transferts d'argent d'origine inconnue, mais il précise que cela n’a aucun lien avec l'opération Monte Branco, un coup de filet qui avait entraîné l'arrestation en juillet de l'ancien PDG de la banque Espirito Santo (BES), Ricardo Salgado.

L'ancien Premier ministre a pourtant vu son nom plusieurs fois mêlé a des affaires de corruption présumée. Il aurait notamment facilité la construction de Freeport, un centre commercial dans la banlieue de Lisbonne.

Pour les Portugais, c’est la seconde grosse affaire judiciaire en une semaine, avec l’arrestation de 11 fonctionnaires soupçonnés dans l’affaire des « visas en or » et qui a entraîné la démission du ministre de l’Intérieur de l’actuel gouvernement de droite.

La presse s’interroge sur le zèle de la justice. Alors que pour les socialistes, l’interpellation de Socrates ne pouvait pas plus mal tomber : réunis en congres ce week-end, ils élisent leur secrétaire général pour emmener le parti aux législatives de 2015.

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