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Union européenne

Visite historique du pape François en Europe

Le pape François sur la place Saint-Pierre, le 5 novembre.
Le pape François sur la place Saint-Pierre, le 5 novembre. REUTERS/Stefano Rellandini
Texte par : RFI Suivre
2 min

François, le premier pape non Européen de l’histoire, effectue ce mardi son premier déplacement officiel dans l’Union européenne. Lors d’une visite éclair d’à peine quatre heures à Strasbourg, il prononcera des discours devant le Parlement européen et le Conseil de l’Europe.

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Avec notre envoyé spécial à Strasbourg, Piotr Moszynski

Il ne s’agit pas de la première visite papale aux institutions européennes, mais l’Europe elle-même a beaucoup changé depuis la dernière de ces visites. Quand Jean-Paul II s’exprimait devant le Parlement européen, il y a vingt-six ans, il s’adressait aux douze pays membres seulement, et réclamait que l’Europe respire de ses deux poumons : occidental et oriental. Aujourd’hui, l’Europe n’est plus divisée en deux, mais elle a beaucoup d’autres problèmes.

Ni en France, ni à Strasbourg, mais en Europe

Autre changement : le centre de gravité du catholicisme s’est déplacé vers l’hémisphère sud. Le pape voudra donc sans doute rappeler aux Européens leurs racines chrétiennes, mais aussi parler de ses inquiétudes concernant l’économie, les injustices, le sort de la jeune génération et des migrants, la montée des populismes et les menaces pour la paix, en Europe et ailleurs.

Le pape n’ira pas, au-delà des institutions, à la rencontre de simples Européens à Strasbourg. Sauf surprise, aucun bain de foule n’est prévu, le cadre de sa visite restant strictement diplomatique et institutionnel. Il partira de l’aéroport sans même passer par le centre-ville, directement au quartier européen, bouclé par les forces de l’ordre. Pour sa première visite officielle en Europe, il n’a délibérément choisi aucun pays précis, mais les institutions supranationales. Officiellement, le pape ne vient donc pas en France, il ne vient même pas à Strasbourg : il vient en Europe.

Message universel

Quelle attitude adoptera le pape François face aux représentants des vingt-huit pays différents, qui déclarent vouloir construire leur avenir ensemble ? Plutôt diplomatique ? Plutôt politique ? Plutôt pastorale ? Pour Françoise Grossetete, vice-présidente du groupe du parti conservateur PPE au Parlement européen, le pape aura surtout des messages importants à passer à l’Europe et au monde : « Le pape a des messages de tolérance et de respect de la liberté de religion à faire passer. Quand on voit ce qui se passe pour les chrétiens d’Orient, on doit absolument respecter la liberté de chacun, de religion ou pas. On ne doit pas oublier non plus les racines que nous avons. Je pense que le message du pape François sera très universel. »

Un message universel à une Europe qui est aujourd’hui loin d’être unanimement catholique. Les plus radicaux parmi les députés s’insurgent même contre l’accueil réservé au Parlement européen à un chef religieux. Mais le pape dirige également un Etat : celui du Vatican.

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