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Ukraine

Nouvelles sanctions de l'UE contre des séparatistes ukrainiens

Des rebelles séparatistes devant un tank russe, à Donetsk, le 25 octobre 2014.
Des rebelles séparatistes devant un tank russe, à Donetsk, le 25 octobre 2014. REUTERS/Maxim Zmeyev
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Dans la crise ukrainienne, l'Union européenne a une fois de plus émis des sanctions à l'encontre de personnalités pro-russes, spécifiquement des séparatistes de l'Est ukrainien.

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Avec notre bureau à Bruxelles

Le nouveau train de sanctions fait partie de l'arsenal classique de l'Union européenne, à savoir gel des avoirs détenus en Europe et interdiction de visas Schengen. Les sanctions visent cette fois 13 séparatistes ou chefs rebelles pro-russes des régions de Lougansk ou Donetsk. Ce sont en particulier des personnes qui ont participé activement aux élections présidentielle et législatives organisées dans ces régions début novembre, élections que l'Union européenne rejette en bloc.

Les nouvelles sanctions visent aussi cinq entités, essentiellement des groupes politiques. Cette liste doit encore être formellement approuvée et elle résulte d'une décision, il y a dix jours, des ministres européens des Affaires étrangères. Ces derniers n'avaient pas voulu prendre de nouvelles sanctions économiques comme celles décrétées depuis l'été à l'encontre de la Russie. Leur objectif était justement de maintenir ouvertes les voies du dialogue avec le Kremlin tout en montrant leur fermeté, la quadrature du cercle pour les Européens depuis l'éclatement de la crise ukrainienne.

Ils continuent à réclamer l'application des accords de cessez-le-feu qui avaient été conclus en septembre à Minsk en Biélorussie.


Arseni Iatseniouk de nouveau chef du gouvernement

La nouvelle session de la Verkhovna Rada, le parlement ukrainien, s'est ouvert jeudi 27 novembre à Kiev. 423 députés, au lieu de 450 normalement si on ajoute les sièges de Crimée et du Donbass, ont prêté serment sous les yeux des caméras, et ont directement élu le président de l’Assemblée, Volodimir Groïssman, et le Premier ministre, Arseni Iatseniouk.

Avec notre correspondant à Kiev, Sébastien Gobert

Aussitôt démissionné, aussitôt réélu. En vertu de l’accord de coalition gouvernementale, Arseni Iatseniouk a bénéficié du soutien de 341 députés de cinq partis différents. Une façon de sacraliser l’atmosphère d’unité qui a régné pendant cette première session parlementaire.

Le président Petro Porochenko, présent dans l’hémicycle, avait saisi l’occasion pour prononcer un véritable discours de politique générale, et pour s’inscrire comme chef d’orchestre du vote : « La Constitution me donne quinze jours pour nominer un candidat au poste de Premier ministre, a-t-il rappelé. Avec Arseni Iatseniouk, je n’hésite pas quinze secondes. »

Un enthousiasme rendu par le Premier ministre, qui lui a assuré de son soutien et de sa responsabilité partagée dans le processus de réforme et de défense nationale. Arseni Iatseniouk se présente néanmoins comme un chef de gouvernement sans gouvernement : les négociations sont âpres entre les cinq partenaires de coalition, et un éventuel cabinet ne serait annoncé que le 2 décembre, au plus tôt. Et dans les discours de chacun, il est aisé de percevoir des tensions qui pourraient rapidement fragiliser cette belle unité réformatrice.

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