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Royaume-Uni

Immigration: le défi de David Cameron à l'Union européenne

David Cameron pendant son discours à Rochester le 28 novembre 2014.
David Cameron pendant son discours à Rochester le 28 novembre 2014. REUTERS/Oli Scarff/Pool
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Sous pression des courants europhobes et des chiffres de l'immigration, David Cameron a détaillé hier, vendredi, ses mesures pour juguler l'afflux d'immigrés européens et mis dans la balance l'avenir du Royaume-Uni au sein de l'UE. Dans un discours très attendu mais que certains espéraient plus musclé, le Premier ministre britannique a plaidé pour une limitation des prestations sociales destinées aux travailleurs issus de l'Union, abandonnant toutefois l'idée d'instaurer des quotas d'entrée.

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Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Ce discours jugé décisif pour l’avenir de David Cameron à six mois des élections législatives s’est avéré plus nuancé que prévu. Le Premier ministre a ainsi pris soin de rappeler les bénéfices de l’immigration pour le Royaume-Uni et appelé les électeurs à lui faire confiance sur une question qu’il sait prépondérante actuellement. Mais il a aussi voulu adresser un avertissement clair aux dirigeants européens :

« Je négocierai une réforme de l’Union européenne et la question de la libre-circulation sera au centre de cette négociation, a indiqué David Cameron. Si j'y parviens, je ferai campagne pour maintenir ce pays au sein d'une UE réformée. Si nos inquiétudes ne trouvent aucun écho et que nous ne parvenons pas à modifier de manière plus avantageuse les termes de notre relation avec l'Union, alors bien sûr je n'exclurai rien. »

David Cameron menace ainsi de faire campagne pour une sortie de l'Union européenne lors du référendum qu'il a promis pour 2017 s’il est réélu en mai. Le Premier ministre britannique sait que sa volonté de restreindre, voire de supprimer les prestations sociales accordées aux immigrés, nécessitera un changement des traités européens et reste controversée, mais il espère que l’abandon d’une rhétorique dure notamment sur l’instauration de quotas, lui vaudra plus de bienveillance à Bruxelles.

Il faut aborder ces positions britanniques sans excessive dramatisation [...] et voir ce qu'on peut faire sans claquer la porte.

Margaritis Schinas

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