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Grèce

Grèce: manifestation en mémoire du lycéen tué par un policier en 2008

10 000 personnes sont descendues dans la rue, samedi 6 décembre 2014, à Athènes, 6 ans après le meurtre du jeune Alexandros Grigoropoulos par un policier.
10 000 personnes sont descendues dans la rue, samedi 6 décembre 2014, à Athènes, 6 ans après le meurtre du jeune Alexandros Grigoropoulos par un policier. REUTERS/Fotis Plegas G.
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Grèce, 6 ans après le meurtre du jeune Alexandre Grigoropoulos par un policier, 10 000 personnes sont descendues dans la rue pour honorer sa mémoire ce samedi 6 décembre. Ils étaient aussi là en soutien pour Nikos Romanos, un de ses proches. Actuellement en prison pour braquage, cet anarchiste revendiqué est en grève de la faim. Il réclame le droit d'étudier hors de prison comme le prévoit normalement le code pénitentiaire. Les manifestants réclamaient son application.

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Avec notre correspondante à Athènes, Charlotte Stiévenard

Sur une des banderoles, on peut lire « Victoire pour la lutte de Nikos Romanos ». Cette semaine, son transfert à l'hôpital a provoqué une vague d'indignation comme pour cette étudiante en architecture de 20 ans : « Se rendre à l'université est légal. Pourquoi ils ne le laissent pas y aller dans ce cas ? Je pense que c'est juste une revanche, parce qu'il est anarchiste. »

Malgré la dégradation de la santé du prisonnier, le gouvernement a choisi la fermeté, pas question de le laisser sortir. Il lui propose de mettre en place un système de téléconférences, alors que rien n'était prévu au sein des prisons grecques jusqu'ici.

→ A (RE) LIRE : Emeutes après la mort d'un adolescent tué par la police (en 2008)

Ce qui inquiète le gouvernement, c'est que Nikos Romanos est soupçonné d'appartenir à une organisation terroriste, ce qu'il nie. Il avait été blanchit, mais ses empreintes digitales ont été retrouvées dans la cache d'un groupe d'activistes anarchistes. Cet argument ne convainc pas cet étudiant en pharmacie : « Le but est de convaincre les citoyens grecs de ne pas protester, de rester à la maison. C'est leur terreur, ce sont eux les terroristes. »

Ce bras de fer entre Nikos Romanos et le gouvernement intervient dans un contexte social tendu, après 5 ans d'austérité et des plans d'aides qui pourraient bien être prolongés. Une deuxième manifestation contre les violences policières en fin d'après-midi a dégénéré en affrontements avec la police, cocktails molotov contre grenades assourdissantes. Il y aurait eu environ 300 interpellations.

Une deuxième manifestation contre les violences policières en fin d'après-midi a dégénéré en affrontement avec la police, samedi 6 décembre 2014, à Athènes en Grèce.
Une deuxième manifestation contre les violences policières en fin d'après-midi a dégénéré en affrontement avec la police, samedi 6 décembre 2014, à Athènes en Grèce. REUTERS/Alkis Konstantinidis

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