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Espagne / Maroc

Coup de filet dans les milieux jihadistes en Espagne et au Maroc

La police espagnole a opéré une vaste opération d'arrestation dans les milieux jihadistes, ici à Melilla, le 16 décembre 2014.
La police espagnole a opéré une vaste opération d'arrestation dans les milieux jihadistes, ici à Melilla, le 16 décembre 2014. REUTERS/Jesus Blasco de Avellaneda
Texte par : RFI Suivre
2 min

Sept personnes ont été arrêtées mardi 16 décembre dans ces deux pays dans le cadre d'une enquête sur le recrutement de femmes devant être envoyées en Syrie et en Irak pour le compte de l'organisation Etat islamique.

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Parmi les personnes interpelées figurent quatre femmes, dont une mineure. Les arrestations se sont déroulées à Barcelone, mais aussi dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, ainsi qu'à Fnideq, en territoire marocain. C’est dans cette localité, proche des enclaves espagnoles, qu’ont été arrêtés les principaux responsables de la cellule. « Toutes les personnes interpellées sont accusées d'être membres d'un réseau d'envoi de femmes sur le front syro-irakien de l'organisation terroriste Etat islamique », ont affirmé le ministère espagnol de l'Intérieur. Selon les autorités marocaines, les femmes étaient recrutées pour commettre des attentats suicide ou pour être mariées à des jihadistes.

Le phénomène est relativement nouveau en Espagne et il n’atteint pas l’échelle de pays comme la France, le Royaume-Uni ou l’Allemagne, mais il n’en inquiète pas moins Madrid. Les observateurs constatent que le recrutement de candidats au jihad ne cesse d’augmenter cette année, en Espagne, en particulier près des enclaves de Ceuta et Melilla. Les autorités espagnoles redoutent que ces points de passage entre le Maghreb et l'Europe ne se transforment en foyers d'extrémistes capables de frapper l'Europe.

Des opérations identiques ont été menées en septembre. Le chef d’une cellule de recrutement avait alors été arrêté. Le mois précédent, deux jeunes filles avaient été interpelées, à Melilla, soupçonnées de vouloir rejoindre un groupe extrémiste en Irak ou en Syrie. L’une d’elle était âgée de 14 ans.

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