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Union européenne

UE: le plan Juncker validé, pas de nouvelles sanctions contre Moscou

Les 28 pays de l'UE ont approuvé, jeudi 18 décembre à Bruxelles, le lancement du plan d'investissement proposé par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.
Les 28 pays de l'UE ont approuvé, jeudi 18 décembre à Bruxelles, le lancement du plan d'investissement proposé par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. REUTERS/Francois Lenoir
Texte par : RFI Suivre
2 min

Le Conseil européen de fin d’année est déjà terminé. Contrairement à leurs habitudes, les chefs d’Etats et de gouvernements ne se retrouveront pas ce vendredi à Bruxelles. Les Vingt-Huit sont très rapidement tombés d’accord sur les dossiers qui étaient sur la table.

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Avec notre envoyé spécial à Bruxelles, Guillaume Naudin

Les participants aux Conseils européens avaient fini par croire que c’était impossible : un sommet où les Vingt-Huit s’entendent sur tout, et vite. Pourtant, c’est ce qui est arrivé jeudi. Il faut dire que c’est plus facile lorsqu’il s’agit de se mettre d’accord sur un plan d’investissement, le plan Juncker, qui propose de dépenser rapidement 315 milliards d’euros qui viendront plutôt des investisseurs privés que des Etats membres. Et encore, quand ceux-ci mettront la main à la poche, ils pourront retirer les sommes en question du calcul de leur déficit. C’est ce qu’on appelle la flexibilité du pacte de stabilité et c’est très pratique pour les pays particulièrement surveillés comme la France et l’Italie.

Néanmoins, si « les conclusions [du sommet] disent que le fonds est ouvert pour des contributions directes des Etats », le président de la Commission européenne espérait de l'argent « sonnant et trébuchant » des Etats pour abonder son fonds d'investissement.

Dossier ukrainien

Pas de difficulté, non plus, pour s’entendre sur le dossier ukrainien. Comme c’est le cas depuis le début de la crise, il y a plus d’un an, les 28 pays de l’UE apportent leur soutien à Kiev avec une aide humanitaire et une aide économique dont le montant n’est pas précisé, à condition toutefois que des réformes soient mises en place. Ils sont même tombés d’accord pour ne pas imposer de nouvelles sanctions à la Russie, qui a fait récemment quelques gestes et avec qui la chancelière allemande et le président français s’efforcent de maintenir le contact pour aller vers, comme le dit François Hollande, « le début de l’amorce d’un processus ».

Hollande joue l’optimisme

Cet optimisme, pour le président français, est aussi valable au plan national. François Hollande s’est félicité des prévisions de conjoncture de l’Insee qui annoncent un léger rebond de la croissance début 2015. Et le président de tancer « les grincheux » qui ne croient pas aux prévisions du budget de l’an prochain. Un mot gentil aussi pour préciser à l’aile gauche de sa majorité que la future loi Macron, ce n’est pas seulement le travail dominical, mais aussi l’ouverture de droits nouveaux. Sous-entendu, une loi de gauche soutenue par un président qui, comme depuis quelques jours, reparle volontiers politique.

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