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Turquie

Ahmet Davutoglu dénonce «la sale campagne» de l'UE contre la Turquie

Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu estime que son pays est victime d’une campagne de calomnie de la part des Européens.
Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu estime que son pays est victime d’une campagne de calomnie de la part des Européens. REUTERS/Stringer

La Turquie est victime d’une campagne de calomnie de la part des Européens, a estimé dimanche le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu, lors d’une réunion publique. Une semaine après l’arrestation d’une trentaine de journalistes accusés de complot pour renverser l’ordre constitutionnel, dont quatre ont été écroués et risquent la prison à perpétuité, les dirigeants turcs ne semblent ni comprendre ni accepter les critiques de l’UE qui avaient dénoncé une atteinte à la liberté de la presse.

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Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

La rapide réaction des responsables européens, quelques heures après la rafle qui avait visé il y a huit jours les principaux dirigeants du groupe Zaman, a manifestement surpris les dignitaires turcs, qui depuis ne cessent de s’en offusquer. « Rendez-vous compte, a lancé le chef du gouvernement, même un dimanche, jour férié, l’Union européenne a fait une déclaration. En faisant cela, ils ont donné le signal d’une sale campagne contre le pays et notre gouvernement », s’est-il plaint.

Et de rappeler, en réponse aux critiques de Bruxelles, que l’affaire dont il est question, à savoir le nettoyage au sein des proches de la confrérie Gülen, n’a rien à voir avec une atteinte à la liberté de la presse qui, a-t-il ajouté, demeure garantie en Turquie.

Même si ses propos paraissent édulcorés par rapport à ceux du président Erdogan et même ceux du vice-Premier ministre Yalçin Akdogan qui sous-entendait que l’UE travaillait main dans la main avec la confrérie Gülen, le ton employé à Ankara à l’encontre des partenaires européens aggrave encore un contexte empreint d’incompréhension et de profonde défiance.

Au point que la visite à Bruxelles du Premier ministre Davutoglu, prévue en janvier, paraît compromise. Elle pourrait être rétrogradée en une tournée du ministre des Affaires étrangères, voire seulement du ministre des Affaires européennes.

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