Accéder au contenu principal
Vatican

Pour ses vœux de Noël, le pape François fait la leçon à la curie

Le pape François au Vatican, le 22 décembre 2014.
Le pape François au Vatican, le 22 décembre 2014. REUTERS/Alessandro Bianchi
Texte par : RFI Suivre
2 min

Dans son discours devant la Curie romaine ce lundi, le pape François a sévèrement invité ses plus proches collaborateurs à un examen de conscience, fustigeant les dérives au sein de l’Église, et étalant une nouvelle fois sa volonté réformatrice.

Publicité

Avec notre correspondant à Rome, Olivier Bonnel

C’est un discours de vœux qui a pris la forme d’un réquisitoire. Devant les cardinaux de la Curie, le pape a appelé à un examen de conscience, invité à une purification. Comme il l’avait déjà fait en parlant de l’Eglise comme un « hôpital de campagne », le Pape a repris la métaphore du corps malade : « Une curie qui ne s’autocritique pas, qui ne s’améliore pas, est un corps infirme », a asséné François à ses collaborateurs. « Alzheimer spirituel », « schizophrénie existentielle », « terrorisme du bavardage », les mots sont forts.

Dans son diagnostic, le souverain pontife a dressé la liste des maladies qui guettent la Curie : la tentation de se sentir immortel ou indispensable, celle de l’activisme ou de la mauvaise coordination ou les rivalités pour la gloire. Le pape François a encore une fois fait une critique en règle du carriérisme ou de l’opportunisme, ceux qui transforment le service en pouvoir, et plus que tout, qui diffusent la calomnie. « Seul, l’Esprit Saint est source de purification et guérit toute infirmité », a lancé le Saint-Père aux cardinaux. Ces vœux de Noël se sont transformés en une véritable leçon qui vient rappeler que le pape argentin a été élu en premier lieu pour réformer.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.