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Italie

Blue Sky M, le cargo de tous les dangers, a accosté à Gallipoli

Le Blue Sky M, navire battant pavillon moldave avec 900 migrants à son bord , a accosté à Gallipoli dans le sud-est de l'Italie.
Le Blue Sky M, navire battant pavillon moldave avec 900 migrants à son bord , a accosté à Gallipoli dans le sud-est de l'Italie. REUTERS
Texte par : RFI Suivre
2 min

La fin du calvaire pour quelque 768 clandestins entassés sur un cargo abandonné par son équipage en pleine mer Adriatique. Le Blue Sky M, navire battant pavillon moldave a pu accoster mercredi à Gallipoli dans le sud-est de l'Italie. Les centaines de migrants ont pu être pris en charge par les autorités et commencent à raconter ce qu'ils ont vécu ces derniers jours.

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Pas d’eau potable, pas de nourriture, pas de couvertures pour se protéger du froid et de l’humidité, des femmes et des enfants malades à bord : voilà ce qu’a raconté un rescapé irakien dans un anglais approximatif au correspondant de la BBC. « Nous sommes restés une semaine à l’intérieur de ce cargo », dit Mohammed, « sans savoir ce qui se passait à l’extérieur, nous n’avions aucune information ».

La commune de Gallipoli a ouvert trois écoles pour accueillir les migrants, en majorité des Syriens, et leur prodiguer une aide d'urgence.  Une centaine d’entre eux ont été envoyés dans des hôpitaux de la région. 35 enfants souffrent d’hypothermie et de déshydratation. Les médias italiens racontent qu’une dizaine de femmes enceintes voyageait à bord de ce cargo.

Selon la BBC, chacun des passagers a dû débourser des milliers d’euros pour pouvoir monter à bord. Un Syrien de 35 ans raconte ainsi qu’il a payé 14 000 euros avec sa femme à la mafia turque. La police italienne va maintenant s’efforcer de comprendre comment ces centaines de personnes ont pu se retrouver sur ce cargo à la dérive. Elle va aussi tenter d'éclaircir le comportement des autorités maritimes grecques. Le navire avait été, une première fois, signalé en difficulté au large de Corfou, mais l’inspection des autorités locales n’avait rien révélé de suspect.

L'Europe a accueilli depuis le début de la crise syrienne, 2% des réfugiés syriens c'est-à-dire aux environs de 150 000 personnes. L'Europe tourne le dos à un certain nombre de valeurs. Et cette générosité extraordinairement comptée est à la base même d'un certain nombre de drames. Plus vous cadenassez les voies de migration légale, plus les gens désespérés, dans le dénuement sont prêts à prendre des routes maritimes extrêmement dangereuses.

Pierre Henry, président de France Terre d'Asile

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