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Turquie

Affaire des écoutes visant Erdogan: ouverture du procès

Le président turc Tayyip Erdogan (gauche) accuse les auteurs et les commanditaires des écoutes d'être des proches du mouvement religieux du prédicateur musulman Fethullah Gülen (droite), exilé aux Etats-Unis.
Le président turc Tayyip Erdogan (gauche) accuse les auteurs et les commanditaires des écoutes d'être des proches du mouvement religieux du prédicateur musulman Fethullah Gülen (droite), exilé aux Etats-Unis. AFP PHOTO / THIERRY CHARLIER / ZAMAN DAILY / SELAHATTIN SEVI
Texte par : RFI Suivre
2 min

En Turquie, un premier procès s'est ouvert ce vendredi 2 janvier dans une affaire d'écoutes qui visaient l'actuel président Recep Tayyip Erdogan, au moment où il était encore Premier ministre. 12 policiers et un haut fonctionnaire sont poursuivis pour « espionnage » et « violation de la vie privée » et ils risquent des peines comprises entre 21 et 36 ans de prison.

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Seuls huit des treize inculpés étaient présents à la première audience du procès, les cinq autres sont toujours en fuite, selon la presse turque. Parmi les accusés présents à la barre, l'ancien chef des gardes du corps du président Erdogan Zeki Bulut et le policier qui était responsable du service de sécurité du chef du gouvernement, Mehmet Yüksel.

Le juge a formellement accepté que le chef de l'Etat se constitue partie civile dans le dossier. Recep Tayyip Erdogan, ses proches et plusieurs ministres ont été mis en cause il y a un an dans une affaire de corruption sans précédent, qui a secoué le pouvoir turc.

De nombreux éléments à charge avaient été publiés sur les réseaux sociaux, y compris des enregistrements de conversations téléphoniques. L'actuel chef de l'Etat avait nié formellement toutes les accusations de corruption. Il avait décrit les enregistrements comme des « montages », fabriqués par des proches du prédicateur musulman Fetullah Güllen, qu'il a accusé d'être à l'origine des enquêtes pour corruption.

Depuis, Recep Tayyip Erdogan a lancé une véritable chasse aux sorcières contre le mouvement Güllen, des arrestations et des purges ont visé des milliers de policiers et de magistrats. Et les enquêtes judiciaires visant l'ancien Premier ministre et son gouvernement ont été toutes classées sans suite.

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