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Ukraine

Face à la propagande russe, la censure frappe les médias en Ukraine

Le président ukrainien Petro Porochenko s'apprête à donner une conférence de presse à Kiev, le 29 décembre 2014.
Le président ukrainien Petro Porochenko s'apprête à donner une conférence de presse à Kiev, le 29 décembre 2014. Reuters
Texte par : RFI Suivre
2 min

Une télévision russophone est menacée de fermeture en Ukraine, un cas loin d'être isolé. Les autorités de Kiev veulent priver de licence une chaîne qui a diffusé un concert avec les stars de variété russes, qui ont soutenu l'annexion de la Crimée et la rébellion séparatiste dans l'est de l'Ukraine. Cette pression exercée sur un média inquiète les défenseurs de la liberté de parole.

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Faut-il limiter la liberté des médias au nom des intérêts sécuritaires de l’Ukraine ? La censure est-elle la meilleure des réponses à la propagande russe ? Autant de questions qui agitent ces dernières semaines la société ukrainienne. Car l’épisode de la chaine de télévision Inter, que le secrétaire du Conseil de sécurité nationale et de défense Olexandre Tourtchinov veut voir privée de licence parce qu’elle mène, selon lui, « une guerre médiatique contre son propre pays », n’est qu’un épisode parmi d’autres.

Depuis début septembre, quinze chaines de télévision russes sont officiellement interdites en Ukraine, le temps, expliquent les autorités ukrainiennes, que la justice mène diverses enquêtes pour « incitation à la haine », « atteinte à la sécurité nationale », ou « séparatisme ».

Récemment, les bureaux de Vesti, le principal journal russophone du pays, ont été perquisitionnés à Kiev. A cela s’ajoutent l’interdiction d’entrée sur le territoire pour une dizaine de journalistes russes. Des initiatives que les autorités ukrainiennes motivent par la nécessité de contrer la guerre de propagande menée par les médias russes à propos du conflit dans le Donbass.

Mais la décision la plus controversée a été la création d’un ministère de l’Information, très critiqué par les journalistes et la société civile. L’OSCE a affiché sa désapprobation, dénonçant une « menace claire pour la liberté des médias » et soulignant que ça n'était « pas une façon efficace de lutter contre la propagande ».

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