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La revue de presse des Balkans

A la Une: attaque contre Charlie Hebdo

Devant le Consulat général de France, où le drapeau tricolore est en berne, des œillets rouges déposés par des anonymes en hommage aux victimes de «Charlie Hebdo». Istanbul, le 8 janvier 2015.
Devant le Consulat général de France, où le drapeau tricolore est en berne, des œillets rouges déposés par des anonymes en hommage aux victimes de «Charlie Hebdo». Istanbul, le 8 janvier 2015. REUTERS/Murad Sezer
Texte par : Alexandre Billette
7 mn

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Une revue de presse présentée en partenariat avec Le Courrier des Balkans.

Messages de soutien, veillées solidaires et réactions politiques : de Zagreb à Istanbul, l’attaque contre Charlie Hebdo a été unanimement dénoncée... et déjà politiquement récupérée, parfois de façon nauséabonde, comme en Grèce, par le Premier ministre Samaras.

Selon le journal de la diaspora serbe Vesti, le comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations unies (OHCHR) aurait récemment rédigé un rapport dénonçant les lacunes des enquêtes sur les disparitions de civils serbes au Kosovo, menées par la Minuk après la guerre.

La Serbie va mal, le pays est au bord de la faillite. Pour tenter de parer au plus pressé, le gouvernement d’Aleksandar Vučić réduit les dépenses de l’État en rognant sur les salaires des fonctionnaires et les retraites. Par contre, pas question de toucher aux prébendes des partis ni aux donations publiques à l’Église orthodoxe. Quant à la lutte contre la corruption, ce n’est qu’un écran de fumée pour protéger de nouveaux intérêts.

Vingt-cinq ans se sont écoulés depuis la Révolution de 1989. Mais les révolutionnaires continuent de peser sur la scène politique roumaine. Lundi 5 janvier, plusieurs centaines d’entre-eux ont protesté, à Bucarest, contre une modification de la loi qui leur accorde pensions et avantages depuis un quart de siècle. Pourtant, nombreuses sont les personnes indemnisées qui n’ont aucunement participé aux événements de décembre 1989.

L’histoire de la privatisation de la raffinerie de Brod pourrait servir de modèle du genre. L’usine avait été cédée à des investisseurs russes, qui l’ont exploitée durant des années sans effectuer les investissements promis. Alors que les dettes de la société ont dépassé la valeur de son capital, le gouvernement de Republika Srpska devrait en reprendre le contrôle, reportant le coût de la dette sur les citoyens de RS. Un processus bien huilé où tout le monde a pu se servir.

« Il n’y aura pas de nouvel élargissement avant cinq ans », mais si le processus est en panne, qu’est-ce que l’UE peut encore aux pays des Balkans occidentaux ? L’intégration n’est pas un « cadeau », elle répond aux objectifs stratégiques de l’Union, mis à mal par la crise économique, mais c’est à celle-ci et à ses « grands » Etats membres de prendre leurs responsabilités !

La chasse à l’or noir est lancée sur les côtes croates. Jeudi 2 janvier, le gouvernement de Zagreb a dévoilé la liste des compagnies pétrolières qui ont, pour cinq ans, l’autorisation de prospecter en Adriatique, à la recherche de gisements pétroliers et gaziers. L’État croate espère plus de 500 millions d’euros d’investissement alors qu’aucune étude sur l’impact de ce projet sur l’environnement n’a été réalisée.

Comme chaque année, le Projet de reportage sur le crime organisé et la corruption (OCCRP) de Sarajevo a dévoilé son classement des hommes politiques les plus corrompus. Cette année, Milo Đukanović, le Premier ministre monténégrin, a été battu par le président russe Vladimir Poutine.

Le 1er janvier 2015, la Serbie a officiellement pris pour un an la présidence de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). La crise en Ukraine sera le principal dossier que Belgrade devra traiter.

La Roumanie est toujours le plus pauvre des 28 États membres de l’UE. Une personne sur cinq vit sous le seuil de pauvreté. Par le biais de sa nouvelle stratégie nationale, le gouvernement roumain espère réduire le nombre de pauvres de 400 000 personnes en cinq ans.

À l’occasion de Noël, l’Église orthodoxe serbe lance une chaîne de télévision sur internet qui devrait collaborer avec les institutions serbes et des médias russes et grecs.

Environ un quart des cigarettes consommées en Bulgarie proviendrait de la contrebande, ce qui prive l’État de recettes substantielles. Les Bulgares consacrent 19 % de leur budget quotidien à l’achat de tabac, et le prix des cigarettes vendues dans le commerce a tendance à augmenter.

Selon les résultats préliminaires du recensement effectué en Moldavie en mai 2014, le taux de personnes se déclarant « de nationalité roumaine » a fortement augmenté depuis dix ans, tout comme le nombre de ceux déclarant parler « roumain ». Cependant, ces statistiques sont contestées par beaucoup.

Les étudiants macédoniens ayant une bonne connaissance des langues étrangères pourraient bientôt devenir une denrée rare sur le marché du travail. De grands centres d’appels externalisés pourraient s’implanter en Macédoine ces prochains mois. En effet, la main d’oeuvre est moins chère qu’en Bulgarie ou en Asie.

La jeunesse bulgare cherche sa voie. Après avoir été profondément libéraux durant les années 1990, quand le pays sortait du communisme, les étudiants opèrent ces dernières années un net virage à gauche. Les mouvements qui se développent n’ont pas pour but de soutenir le Parti socialiste bulgare (PSB), mais bien de s’inscrire dans un mouvement libertaire plus large, à l’échelle régionale.

Plus de 500 000 personnes d’origine roumaine vivent dans l’ouest de l’Ukraine, aux alentours de la grande ville de Tchernivtsi et dans les vallées de Transcarpatie. Pour ces populations, pas question d’aller se battre à Donetsk ou à Lougansk contre les séparatistes pro-russes et pour un pouvoir qui n’a jamais respecté leur identité et leur langue. Reportage dans les villages roumains d’Ukraine occidentale.

Que font de leur argent les tycoons qui se sont enrichis de manière douteuse durant les terribles années 1990 ? Comment vivent-ils ? Où placent-t-ils leurs capitaux ? La journaliste Irena Divković Milanović enquête depuis des années sur les grandes fortunes qui se sont constituées à la chute de la Yougoslavie. Elle donne aujourd’hui un aperçu de ses découvertes.

Près de 2 000 citoyens yougoslaves se sont battus au sein des brigades internationales durant la guerre d’Espagne. Bien peu sont revenus mais leur engagement a servi de matrice à la génération qui allait prendre le maquis durant la Seconde Guerre mondiale et fonder la République fédérative socialiste de Yougoslavie. Rencontre avec l’historien croate Vjeran Pavlaković.

 

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