Espagne

Podemos, parti radical de gauche espagnol sur les pas de Syriza

Alexis Tsipras, leader de Syriza et nouveau Premier ministre grec (G) avec le chef du parti espagnol Podemos Pablo Iglesias, le 22 janvier 2015 à Athènes lors d'un meeting de campagne.
Alexis Tsipras, leader de Syriza et nouveau Premier ministre grec (G) avec le chef du parti espagnol Podemos Pablo Iglesias, le 22 janvier 2015 à Athènes lors d'un meeting de campagne. REUTERS/Yannis Behrakis

Après la victoire de Syriza en Grèce, Podemos, l’autre parti radical de gauche du sud de l’Europe, se sent pousser des ailes en Espagne. Alors que l’année 2015 s’annonce riche en rendez-vous électoraux, cette jeune formation espagnole espère déloger les deux principaux partis traditionnels du pouvoir.

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De notre correspondante à Madrid

A Madrid, le parti Podemos («Nous pouvons») a vivement célébré la victoire de Syriza. Elle est de bonne augure pour cette jeune formation politique. En effet, Podemos se regarde dans le miroir de Syriza et aspire à un destin à la grec.

L’ascension de Podemos est fulgurante. En moins d’un an d’existence, ils ont capté quelques 220 000 sympathisants, de quoi faire pâlir d’envie le parti populaire au pouvoir et les socialistes en pleine déconfiture. Et surtout, ils sont crédités de 25 % d’intention de votes aux prochaines législatives. Cette année va être marquée en Espagne par des élections régionales, municipales et législatives.

Une stratégie basée sur leur popularité

L’équipe de Podemos va surtout mettre toute son énergie sur les élections législatives prévues en fin d’année. Tout reposera donc sur le candidat au poste de Premier ministre, le jeune et charismatique professeur de sciences politiques, Pablo Iglesias, le leader de Podemos. Celui-ci a annoncé la couleur au chef du gouvernement, Mariano Rajoy, son temps est compté. C’est la première fois que les deux grands partis traditionnels qui depuis trente ans occupent en alternance le pouvoir, risquent de perdre leur hégémonie.

D’abord, le parti de la gauche espagnol veut tout faire pour que l’engouement et l’enthousiasme de la population ne retombent pas. Ce samedi, Podemos a convoqué une grande marche pour le changement à Madrid, où ils attendent des milliers de sympathisants. Puis, ils doivent terminer de rédiger un programme électoral pour les présidentielles, qui garde l’esprit révolutionnaire de leur parti tout en se pliant plus ou moins aux exigences de l’Union européenne. Un tour d’équilibriste peu évident.

Le leader du parti Podemos, Pablo Iglesia, (en référence au "We can" américain) prononçant un discours lors d'un meeting à Valence en Espagne, le 25 janvier 2015.
Le leader du parti Podemos, Pablo Iglesia, (en référence au "We can" américain) prononçant un discours lors d'un meeting à Valence en Espagne, le 25 janvier 2015. REUTERS/Heino Kalis

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