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Europe

«SwissLeaks»: plus de 6 milliards d’avoirs belges concernés

La justice Belge envisage d'émettre un mandat d'arrêt international à l'encontre du directeur de HSBC en Suisse, si la banque ne donne pas les informations demandées.
La justice Belge envisage d'émettre un mandat d'arrêt international à l'encontre du directeur de HSBC en Suisse, si la banque ne donne pas les informations demandées. REUTERS/Arnd Wiegmann
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le scandale des SwissLeaks porte sur 180 milliards d’euros à l’échelle de la planète. Six milliards six cent vingt-trois millions d’euros, c’est le total d’avoirs de clients belges qui auraient transité entre 2005 et 2007 par la filiale suisse de HSBC. À l’échelle des quelque dix millions d’habitants de la Belgique, la proportion est considérable. Au total, il s’agit de 4 612 comptes bancaires appartenant à 3 000 clients ou sociétés-écrans détenues par des Belges, révèlent Le Soir, De Tijd et Mondiaal Nieuws   les trois journaux belges associés au consortium des journalistes d’investigation.

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Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet

Parmi les clients belges pointés par les révélations figurent en particulier 500 diamantaires anversois. Mais les documents SwissLeaks pointent aussi 97 chômeurs, 125 femmes au foyer, 21 mineurs et 34 étudiants dont l’un détenait 20 millions d’euros. Le fisc belge réclame déjà 434 millions d’euros à un peu moins de 500 clients de HSBC, dont les dossiers sont en passe d’être finalisés.

La justice belge avait déjà depuis longtemps HSBC dans son collimateur. La filiale suisse de la banque a été inculpée en novembre dernier pour fraude fiscale grave et organisée, organisation criminelle et exercice illégal de la profession d’intermédiaire financier puisqu’elle ne détenait pas de licence pour exercer en Belgique.

Le juge d’instruction a envoyé en Suisse une commission rogatoire il y a deux mois et pris contact avec la banque. Mais la justice suisse fait la sourde oreille et la banque refuse de donner les informations demandées. Si la coopération ne s’améliore pas, le parquet envisage l’émission de mandats d’arrêt internationaux à l’encontre de l’actuel directeur de HSBC en Suisse et de son prédécesseur.

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