La revue de presse des Balkans

A la Une: Kosovo, sur les routes du nouvel exode

Arrêtés pour avoir tenté de traverser la frontière vers l’Hongrie, des Kosovars attendent dans un poste de police à Subotica en Serbie.
Arrêtés pour avoir tenté de traverser la frontière vers l’Hongrie, des Kosovars attendent dans un poste de police à Subotica en Serbie. REUTERS/Marko Djurica

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Une revue de presse présentée en partenariat avec Le Courrier des Balkans.

Chaque jour, des centaines, voire des milliers de Kosovars fuient leur pays. Depuis décembre, les proportions de ce nouvel exode ne cessent de croître. Les candidats au départ passent par le sud de la Serbie, avant de gagner Subotica, pour franchir illégalement la frontière hongroise. Zëri a suivi la route qu’empruntent aussi bien des adolescents que des familles entières.

Émeutes dans les rues de Pristina, exode massif vers l’Union européenne : la « normalisation » attendra. Le Kosovo est toujours le théâtre d’une double faillite, celle de la communauté internationale, et celle des élites politiques locales, corrompues et prédatrices. Décryptage avec le sociologue Dukagjin Gorani.

Après le long blocage politique au Kosovo, le dialogue entre Belgrade et Pristina a repris le 9 février à Bruxelles. Malgré des négociations difficiles de l’aveu même des deux parties, un accord a été conclu sur le système judiciaire. L’UE se félicite d’un nouveau pas vers la normalisation des relations.

Après DSK, c’est au tour de Tony Blair de venir « conseiller » le gouvernement serbe. L’ancien Premier ministre britannique est connu pour pratiquer des tarifs exorbitants, mais ses services devraient être payés par les Emirats arabes unis, grands amis d’Aleksandar Vučić...

« Tant qu’il y aura du cuivre, tout ira bien », disait-on autrefois à Bor. L’histoire du Combinat RTB s’apparente à une longue descente aux enfers, entre négligence publique et investissements ratés. Dernier espoir, la construction d’une nouvelle fonderie, confiée aux bons soins d’un partenaire canadien... Mais tandis que l’avenir économique du combinat demeure incertain, la catastrophe écologique est bien réelle.

Les Balkans seront-ils le prochain « terrain de jeu » sur lequel Vladimir Poutine voudra tester l’unité et la cohérence de l’Union européenne ? Deux pays seraient particulièrement visés par cette nouvelle stratégie russe, la Bosnie-Herzégovine et la Serbie. Le point de vue du très atlantiste analyste bulgare Ivan Krastev.

Mieux vaut ne pas s’intéresser de trop près aux services de renseignements slovènes. Deux journalistes sont actuellement poursuivis par la justice pour avoir révélé des documents classifiés. Des accusations qu’Anuška Delić et Erik Valenčič rejettent en bloc. La liberté d’informer est-elle menacée en Slovénie ?

Menaces, influences politiques, chantage... La liberté de la presse est de plus en plus mise à l’épreuve dans les Balkans, et les agressions directes contre les journalistes ou les rédactions sont croissantes. Sans compter la loi du marché, qui représente une pression plus insidieuse, mais indéniable.

Sombre bilan pour la liberté de la presse dans les Balkans, selon l’édition 2015 du Classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières.

Les récentes découvertes de gisements offshore dans la mer Noire ont relancé les spéculations sur l’exploitation de pétrole et de gaz en Roumanie. D’autant que son positionnement stratégique entre la Russie et l’UE pourrait être un sérieux avantage. Aujourd’hui, Bucarest produit à peine 0,1 % du brut mondial avec 105 000 barils/jour.

Le nouveau président Klaus Iohannis était à Paris mardi pour sa première visite officielle. Avec François Hollande, il a discuté de l’entrée de la Roumanie dans l’espace Schengen, mais aussi de la situation en Moldavie et en Ukraine ainsi que des ressortissants Roms de Roumanie présents en France.

Ces dernières années, de nombreux scandales sont venus ébranler l’Eglise orthodoxe, tandis que toutes les tentatives de réforme se heurtent au pouvoir absolu de la hiérarchie. Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que les fidèles se détournent de l’Eglise : 60,6 % des Roumains ne lui font plus confiance. L’analyse de Razvan Chiruta.

L’évêque Jovan, qui dirige la branche de l’Église orthodoxe serbe en Macédoine, a été remis en liberté conditionnelle. Cet ancien évêque de l’Église macédonienne purgeait une peine de cinq ans et cinq mois de prison. Sa libération était exigée comme condition préalable à la reprise du dialogue entre les Eglises de Serbie et de Macédoine, qui pourrait reprendre avec la médiation du patriarcat de Moscou.

20 000 personnes sont sur écoute depuis des années, soit 1 % de la population macédonienne. Parmi elles, les chefs de l’opposition, mais aussi les membres des ONG ou de l’Académie des sciences, des journalistes, des évêques, et même la ministre de l’Intérieur... Lundi, le chef de l’opposition Zoran Zaev a rendu publiques les preuves qu’il annonçait depuis quelques jours.

Il y a près de huit ans, le 1er mai 2007, la Bulgarie rejoignait l’Union européenne, dont elle est toujours l’État le plus pauvre. Alors que le pays a connu un long cycle de crise politique, le retour au pouvoir de la droite conservatrice donne peu d’espoirs de changements. 25 ans après la chute du rideau de fer, la Bulgarie a aussi construit un nouveau mur, pour tenter de bloquer l’afflux de migrants et de réfugiés. Analyse.

Amnesty International a publié lundi un rapport qui rend compte des graves répercussions des crimes motivés par la haine sur les victimes. L’ONG souligne le fait que l’inaction des autorités face aux préjugés à l’égard des demandeurs d’asile, des migrants, des musulmans et des LGBT avive la violence et la discrimination.

L’autoroute Bar-Boljare verra-t-elle jamais le jour ? Le FMI « déconseille » sa construction, alors que le choix d’un concessionnaire chinois se révèle désastreux. En effet, le devis a été libellé en dollars, tout comme le prêt accordé par une banque publique chinoise, alors que le cours de l’euro ne cesse de baisser par rapport à la monnaie américaine.

C’est un exode qui pourrait mettre en danger le système de santé croate. Pour de meilleurs salaires, les infirmières, comme les médecins, s’expatrient massivement vers l’ouest de Europe, malgré les contraintes imposées par l’UE et l’absence d’une pleine reconnaissance des diplômes.

Un paquebot de 3 000 voyageurs pollue plus que 12 000 automobiles, et les retombées économiques sont très faibles : les croisiéristes ne consomment guère qu’à bord de leurs « villes-flottantes ». Malgré des contre-exemples comme Venise, ou bien la situation déjà chaotique qui prévaut à Dubrovnik, le gouvernement veut attirer encore plus de méga-navires. La construction de deux nouveaux quais a commencé à Split, sans aucune étude sur l'impact environnemental.

La Yougoslavie a-t-elle éclaté à cause d’un complot entre l’Allemagne et le Vatican ? Le drone albanais a-t-il survolé le stade de Belgrade pour dissuader Vladimir Poutine de venir en visite en Serbie ? Tito avait-il reçu le feu vert des États-Unis pour réprimer le printemps croate de 1971 ? Deux historiens - Dubravka Stojanović, de Belgrade, et Tvrtko Jakovina, de Zagreb - analysent l’inquiétante popularité des diverses théories du complot. Dialogue.

 

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