Ukraine / Russie

Blindés russes en Ukraine: Moscou se tait face aux accusations de Kiev

Les assauts se poursuivent à Marioupol, alors qu'un cessez-le-feu entre les belligérants a été signé le 12 février.
Les assauts se poursuivent à Marioupol, alors qu'un cessez-le-feu entre les belligérants a été signé le 12 février. REUTERS/Vasily Fedosenko

Selon l’armée ukrainienne, plusieurs convois de blindés ont franchi ce week-end la frontière entre la Russie et l’Ukraine, notamment dans le sud-est. Des accusations auxquelles Moscou ne réagit pas.

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Un silence assourdissant règne à Moscou. Le Kremlin n’a fait aucune déclaration officielle aux accusations de l’armée ukrainienne. Selon Kiev, des blindés russes auraient franchi la frontière depuis vendredi. Ce dimanche, le porte-parole des forces armées, Andriy Lissenko, a annoncé qu'un convoi ferroviaire transportant 60 véhicules blindés, dont des chars, était entré samedi en Ukraine, tandis qu'un autre avait franchi la frontière près de Novoazovsk, à l'est de Marioupol.

La tension monte vers le port stratégique de Marioupol. Si Moscou avoue son implication dans le conflit, c’est la fin de la trêve. Et l’arrêt de mort de l’accord signé à Minsk le 12 février. Mais les autorités russes ont toujours nié l’envoi d’armes et de soldats. Il n’y a aucune preuve, affirment-elles.

Le discours de Vladimir Poutine à l’occasion de la Journée du défenseur de la patrie a été le seul écho apporté par Moscou aux événements du front. « Personne ne doit avoir l'illusion qu’il pourrait acquérir une supériorité militaire sur la Russie. Nous apporterons toujours une réponse adéquate à ce genre d’entreprise », a assuré le président russe devant un parterre d’officiers.

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