Danemark

Danemark: un adolescent placé pour empêcher son départ en Syrie

Des enquêteurs sur la scène de la première fusillade terroriste, le 14 février à Copenhague.
Des enquêteurs sur la scène de la première fusillade terroriste, le 14 février à Copenhague. REUTERS/Mathias Oegendal/Scanpix Denmark

Après les attentats à Copenhague les 14 et 15 février 2015, une autre affaire nourrit depuis peu tous les débats au Danemark. En septembre de l'année dernière, les services de protection de l'enfance de la municipalité d'Aarhus, seconde ville du royaume, ont placé un adolescent de quinze ans parce qu'elles redoutaient son départ en Syrie sous la pression de son père.

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Avec notre bureau de Bruxelles,

Jusqu’alors décrit comme amical, ouvert et bon camarade, Omar a brutalement changé d’habitude et évoquait souvent la nécessité de tuer des juifs et justifiait les attentats de kamikazes par l’obligation de tuer des infidèles. Ses quatre frères et sœurs tous nés, comme lui, au Danemark, avaient été confiés, comme lui, à la garde de leur mère depuis la séparation de leurs parents. Mais Omar, lui, avait voulu s’installer avec son père Youssef, un islamiste algérien, réfugié politique au Danemark depuis 1996.

Cardiaque, Youssef n’a jamais travaillé dans son pays d’accueil où il se présentait volontiers comme lettré, cheikh et docteur de la foi. Il fréquente la mosquée de Grimhojvej d’où sont partis une bonne trentaine de jihadistes. L’apparition sur Internet d’une photographie d’Omar en treillis et brandissant un fusil d’assaut a provoqué le placement du garçon en institution fermée et l’interdiction de tout contact avec son père pendant six mois.

Educateurs et policiers sont convaincus que Youssef avait entrepris une radicalisation de son fils, préalable à son départ pour la Syrie. Le père parle de malentendu et assure que l’arme était factice.

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