Ukraine

Ukraine: Porochenko confirme le retrait d'armes lourdes du front

Des habitants passent devant un édifice détruit par les combats dans la ville de Vuhlehirsk, au nord-est de Donetsk, le 8 mars 2015.
Des habitants passent devant un édifice détruit par les combats dans la ville de Vuhlehirsk, au nord-est de Donetsk, le 8 mars 2015. REUTERS/Marko Djurica

Dans une interview à la télévision publique ukrainienne, le président Petro Porochenko a confirmé le retrait de la majeure partie des armes lourdes des deux camps de la zone de conflit dans l’est de l’Ukraine. Malgré cette annonce, Londres a accusé Moscou de «saper» les règles qui ont permis d'établir la paix en Europe, tandis que Washington accuse la Russie d'imposer «le règne de la terreur». 

Publicité

Conformément aux accords connus sous le nom « Minsk-2 », a expliqué Petro Porochenko, la partie ukrainienne avait retiré la majorité de ses systèmes de lance-roquettes multiples et de son artillerie lourde.

Le président ukrainien a également reconnu que les rebelles soutenus par la Russie avaient également retiré une partie considérable de leurs armes lourdes. Selon Petro Porochenko, il n’y a plus de tirs d’artillerie le long de la ligne de front, sauf au niveau de quelques localités. En revanche, a-t-il dit, des armes à feu et des lance-grenades sont utilisés plus fréquemment.

Soixante-quatre soldats ukrainiens ont été tués dans l’Est du pays depuis le 15 février, malgré le cessez-le-feu, selon le chef de l’Etat. Par ailleurs, l’armée ukrainienne a accusé les rebelles d’avoir effectué, dans la nuit de lundi à mardi, des tirs à l’artillerie lourde sur ses positions dans plusieurs villages situés à proximité du fief séparatiste de Donetsk. Bien que réelle, l’accalmie sur le front semble donc toujours précaire.

Washington accuse la Russie d'imposer le «règne de la terreur»

Malgré l'annonce lundi par le président Porochenko d'un retrait de la majeure partie des armes lourdes par les deux camps, ce mardi les Etats-Unis ont accusé la Russie d'imposer en Crimée et dans l'Est séparatiste le « règne de la terreur », selon les propos de la secrétaire américaine adjointe pour l'Europe, Victoria Nuland. Dans ses déclarations devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, Victoria Nuland a dénoncé dans l'Est un « conflit fabriqué, contrôlé par le Kremlin, alimenté par des chars et des armes lourdes, financé par les contribuables russes ». 

Les déclarations virulentes de Victoria Nuland sont intervenues quelques heures après un discours prononcé à Londres par le chef de la diplomatie britannique, Philip Hammond qui a accusé le président russe de « saper » les règles qui ont permis d'instaurer la paix en Europe. 

Ces discours interviennent alors au moment où l'Otan prépare d'importantes manoeuvres en Lettonie, en Lituanie et en Estonie. Les Etats-Unis ont annoncé lundi que les Etats-Unis avaient commencé à déployer 3 000 militaires et des équipements dans les trois pays Baltes.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail