La revue de presse des Balkans

A la Une: Grèce, Syriza est-il déjà débordé par son aile gauche?

Le chef du gouvernement grec Alexis Tsipras, au centre, lors de son premier Conseil des ministres, le 28 janvier 2015 à Athènes.
Le chef du gouvernement grec Alexis Tsipras, au centre, lors de son premier Conseil des ministres, le 28 janvier 2015 à Athènes. REUTERS/Marko Djurica

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Une revue de presse présentée en partenariat avec Le Courrier des Balkans.

Après le compromis du 20 février dernier entre la Grèce et l’Eurogroupe, qui prévoit de prolonger l’aide financière de l’Union à condition qu’Athènes poursuive les réformes exigées par la troïka des créanciers, l’aile gauche de Syriza a vivement critiqué le gouvernement d’Alexis Tsípras. Une dynamique saine et logique selon le professeur de sciences politiques Seraphim Seferiades, très proche du mouvement d'extrême gauche. En attendant, les ministres du gouvernement multiplient les déclarations fracassantes.

Fuyant la guerre et les dévastations, un grand nombre de migrants souffrent du froid et de la faim en traversant la Serbie. Pourtant, ils n’ont guère l’occasion de rencontrer la charité des communautés religieuses, que cela soit l’Église orthodoxe serbe ou l’Église catholique. Seule la communauté musulmane leur vient en aide.

Les femmes sont les premières à être licenciées, les premières à être touchées par les mesures de privatisation de la santé et des services sociaux. L’État serbe abandonne ses responsabilités à la société civile, tout en tenant un discours nataliste culpabilisateur. Le néolibéralisme mène directement au retour des modèles traditionnels et patriarcaux et distribue le rôle des femmes et celui des hommes.

Les travaux du projet mégalomaniaque « Belgrade on water » (Beograd na Vodi) auraient déjà dû débuter, du moins si l’on en croit les promesses initiales d’Aleksandar Vučić, mais le contrat de partenariat public/privé avec les Emirats arabes unis n’a toujours pas été signé. Dans l’immédiat, le gouvernement veut faire adopter un lex specialis pour lancer les processus d’expulsion.

Au Kosovo, les élus de la Liste serbe boycotteront le Parlement de Pristina « tant que les éléments de l’accord de coalition avec les partis albanais ne seront pas respectés », a annoncé le directeur du Bureau du gouvernement serbe au Kosovo, Marko Đurić.

« Les amis, ne venez pas en Belgique », a fait savoir le secrétaire d’État à l’Asile et aux migrations, Theo Francken, en visite à Pristina en début de semaine. Le message a le mérite d’être clair : toutes les demandes d’asile des citoyens du Kosovo déposées en Belgique seront rejetées.

Finie, l’image noire de l’Albanie ! Il y a deux ans, quand il était en campagne, l'actuel Premier ministre Edi Rama parlait de l’Albanie de la misère, du chômage, de la corruption, de l’injustice et du clientélisme. Aujourd’hui, le pays, qui ne cesse pourtant de s’enfoncer dans la crise, serait devenu un Eldorado attirant comme des mouches les investisseurs italiens. Propagande ou schizophrénie ? Le décryptage de Fatos Lubonja.

La nouvelle présidente croate, Kolinda Grabar-Kitarović, s’est rendue en visite officielle à Sarajevo le 3 mars. Après une campagne très nationaliste et un soutien appuyé aux revendications des Croates d’Herzégovine, va-t-elle reprendre la tradition d’ingérence dans les affaires intérieures de Bosnie avec laquelle ses prédécesseurs avaient rompu ? « KGK » se comportera-t-elle comme un « nouveau Tuđman » ?

Ancien membre serbe de la présidence tripartite de Bosnie-Herzégovine, condamné à 20 ans de prison pour crimes contre l’humanité par le Tribunal pénal international de Haye (TPIY), libéré aux deux tiers de sa peine, Momčilo Krajišnik a annoncé son retour en politique dans les rangs du Parti démocratique serbe (SDS).

Vendre des armes à Kiev semble impossible à la Bosnie-Herzégovine, mais rien n’empêche d’en envoyer gratuitement à l’Irak. Le gouvernement de Sarajevo a décidé d’envoyer 500 tonnes de munitions, pour soutenir Bagdad dans sa lutte contre l’État islamique. Le pays parvient aussi, de la sorte, à se débarrasser de stocks menacés d’obsolescence.

En Macédoine, l’Union démocratique pour l’intégration (BDI), partenaire albanais du VMRO-DPMNE au pouvoir, parviendra-t-il à échapper aux révélations qu’assène, jour après jour, l’opposition ? En dix ans de « cogestion » du pays, le parti a accumulé les casseroles, et compte pas mal de cadavres dans ses placards. Pour l’instant, Ali Ahmeti, le chef du parti, se tait et n’envisage pas de lâcher son « associé » Gruevski.

Tout est bon pour faire voter VMRO-DPMNE : pressions sur les fonctionnaires ou les agriculteurs, chantage sur les entreprises, menacées de contrôle fiscal. Les dernières écoutes téléphoniques révélées par l’opposition montrent un système terriblement efficace, directement contrôlé par le Premier ministre Gruevski.

La Bulgarie est le pays de l’Union européenne où l’air est le plus pollué. Ce triste record met gravement en danger la vie des habitants, surtout celle des enfants. Seule solution de court terme : engager une réelle transition énergétique, conduisant à la fermeture ou à la transformation radicale des centrales thermiques au charbon.

L’ancien président roumain, Ion Iliescu, va-t-il être rattrapé par la « minériade » des 13-15 juin 1990, quand les mineurs étaient montés à Bucarest pour réprimer les manifestations révolutionnaires ? Le procureur général de la Roumanie vient de demander la réouverture de l’enquête.

Le 24 janvier 1859, les principautés de Moldavie et de Valachie s’unissaient, préfigurant la création de la Roumanie. Élu prince, Alexandru Ioan Cuza engageait un programme de réforme à tout-va : sécularisation des biens de l’Église, réforme agraire, réforme fiscale, code pénal, code civil, nouvelle Constitution, etc. Portrait d’un nationaliste libéral et romantique, véritable fondateur de la Roumanie moderne.

L’architecture médico-légale ? Cette nouvelle branche de l’architecture rassemble des experts dans les domaines de l’art, de l’architecture, de la science et des droits de l’homme. Srđan Jovanović Weiss s’est intéressé à deux lieux à Belgrade : Staro Sajmište, un ancien camp de concentration nazi, et les bâtiments de la radiotélévision serbe RTS, bombardés lors de la campagne aérienne de l’Otan en 1999. Entretien.

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