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Turquie

Turquie: des lois sécuritaires contestées, mais finalement adoptées

Une manifestation contre la loi sur la sécurité intérieure, réprimée à Ankara, le 11 mars 2015.
Une manifestation contre la loi sur la sécurité intérieure, réprimée à Ankara, le 11 mars 2015. REUTERS/Stringer
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le très controversé paquet de lois sur la sécurité intérieure a été finalement voté ce vendredi 27 mars au Parlement, dans une version raccourcie, mais à peine édulcorée. A un peu plus de deux mois d’élections législatives qui s’annoncent délicates pour le parti en place, les mesures qu’il contient sont perçues comme une menace directe pour le respect des normes démocratiques.

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Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

L’opposition a presque tout tenté, ces deux derniers mois, pour empêcher l’adoption de ces dispositions qualifiées de liberticides, car elles décuplent les prérogatives de la police, pourtant déjà très larges. Sur les plus de 130 articles que devait contenir cet arsenal, une bonne moitié avait été renvoyée en commission par le parti de gouvernement, histoire de calmer les critiques, notamment à la veille du printemps kurde.

Et finalement, le paquet a été ficelé avec les seules premières mesures adoptées, les plus radicales de toute façon, sans quoi il aurait été impossible de passer en revue l’ensemble des lois avant les vacances parlementaires. L’opposition, comme le député Akin Birdal, ancien président de l’Association des droits de l’homme (IHD), fulmine : « Ces lois contreviennent aux droits de l’Homme, elles réduisent, voire abolissent, les droits et libertés fondamentales, s'insurge-t-il. Elles ignorent le droit et ouvrent la voie à l’oppression et à la tyranie. C’est pourquoi c’est un dispositif antinomique à la démocratie, à la justice et à la paix. »

Les partis kémaliste du CHP, et pro-kurde du HDP, ont immédiatement demandé l’annulation du dispositif par la Cour constitutionnelle, car, estiment-ils, il entrave sérieusement la liberté de faire campagne pour le scrutin à venir. Le département d’Etat américain a lui aussi dénoncé ces restrictions à la liberté d’association et de manifestation.

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