Serbie

Le TPIY demande le retour de Seselj en prison, polémique en Serbie

L'ex-leader ultranationaliste serbe Vojislav Seselj a été remis en liberté en novembre 2014.
L'ex-leader ultranationaliste serbe Vojislav Seselj a été remis en liberté en novembre 2014. REUTERS/Marko Djurica

Le Tribunal pénal international a décidé que Vojislav Seselj, criminel de guerre présumé, libéré en novembre 2014 pour raisons de santé, devait réintégrer sa prison. La décision a provoqué de nombreuses réactions en Serbie et dans la région.

Publicité

Avec notre correspondant à Belgrade, Laurent Rouy

Le retour de Vojislav Seselj, l’ex-leader ultranationaliste serbe, en détention préventive, serait « perfide » et « scandaleuse ». C’est par ces mots que le ministre des Affaires étrangères serbe Ivica Dacic a exprimé sa colère devant la décision du Tribunal pénal international de la Haye. Pour ce dernier, la décision pourrait déstabiliser la Serbie.

Vojislav Seselj avait été libéré en novembre. L’ex-allié de Milosevic est toujours accusé de crimes de guerre. Il avait été placé en détention préventive, sans jugement malgré un procès interminable, pendant 11 ans.

Accusations d'avoir trahi la Serbie

Dès son retour en Serbie, Seselj avait annoncé qu’il ne retournerait pas en prison de son plein gré. Il avait aussi accusé les actuels président et Premier ministre, ses anciens alliés, d’avoir trahi la Serbie en étant devenus pro-européens.

Il est fort probable que le gouvernement ordonne l’arrestation de Seselj et son extradition dans les prochains jours. L’ex-leader nationaliste doit toujours être jugé, puisque aucun verdict n’a été prononcé contre lui.

 → A (RE)LIRE : Seselj, caillou nationaliste dans la chaussure du gouvernement serbe

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail