Royaume-Uni

Législatives britanniques: un premier débat télévisé musclé

Ed Miliband le chef du Parti travailliste, Leanne Wood de Plaid Cymru, Nicola Sturgeon du Parti national écossais et David Cameron le leader du Parti conservateur, lors du débat télévisé le 2 avril.
Ed Miliband le chef du Parti travailliste, Leanne Wood de Plaid Cymru, Nicola Sturgeon du Parti national écossais et David Cameron le leader du Parti conservateur, lors du débat télévisé le 2 avril. REUTERS/Ken McKay/ITV
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le Premier ministre David Cameron a participé jeudi soir à son seul et unique débat télévisé de la campagne des législatives britanniques, face aux leaders de six autres partis. Le conservateur, son allié libéral-démocrate Nick Clegg, le leader de l'opposition travailliste Ed Miliband ont débattu aux côtés des dirigeants des nationalistes écossais et gallois, des Verts et du parti anti-européen et anti-immigration Ukip. Un débat musclé au cours duquel les petites formations ont réservé des surprises.

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Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Ce débat marathon de deux heures était du jamais-vu : il a vu s'affronter les dirigeants non plus des deux principaux partis britanniques, mais de sept formations révélant un système devenu, de facto, multipartite. Des leaders connus et moins connus se sont soudain retrouvés à égalité et ont défendu pied à pied leurs convictions au cours d'échanges parfois chaotiques.

Economie, santé, immigration et éducation ont été les thèmes phares de la soirée et ont surtout permis aux participants de confirmer leurs lignes de partage. Mais ce sont aux trois femmes de ce débat que l'on doit les moments les plus forts, notamment face au discours du chef du Ukip. Un Nigel Farage provocateur s'est ainsi fait remettre à sa place par Leanne Wood, la dirigeante du parti gallois Plaid Cymru sur la question du tourisme de la santé :

« 7 000 personnes sont diagnostiquées avec le virus VIH chaque année dans notre pays et 60% d'entre elles ne sont pas des Britanniques », affirme Nigel Farage. Réponse de Leanne Wood : « Ce genre de rhétorique alarmiste est dangereuse et vous devriez avoir honte. »

Néanmoins, aucun de ces dirigeants ne s'est vraiment détaché du lot et s'il n'y a pas eu de gaffe majeure. Il n'y a pas non plus eu de véritable vainqueur. Ce débat ne devrait donc pas faire changer d'avis les électeurs pour le scrutin du 7 mai, mais il a le mérite de sonner officiellement le glas du bipartisme qui avait jusque-là dominé.

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