La revue de presse des Balkans

A la Une: Bulgarie, un nouveau «rideau de fer» contre les migrants

Un policier bulgare devant les barbelés à la frontière entre la Bulgarie et la Turquie, le 17 juillet 2014.
Un policier bulgare devant les barbelés à la frontière entre la Bulgarie et la Turquie, le 17 juillet 2014. REUTERS/Stoyan Nenov

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Une revue de presse présentée en partenariat avec Le Courrier des Balkans.

La Bulgarie est l’un des points de passage les plus dangereux pour les migrants en route vers la « forteresse européenne ». Sous forte pression de l’UE, et notamment de Berlin, la Bulgarie construit un mur de 130 kilomètres à la frontière turque pour endiguer le flux migratoire à ses portes. L’histoire hoquète : au rideau de fer de la guerre froide se succède le mur bulgare, avec une différence de taille. Désormais, « l’ennemi » est à l’extérieur et doit être « refoulé ».

La justice bulgare a annoncé l’arrestation de six hommes lors de raids de la police dans le sud du pays. Deux autres sont en cavale. Ils sont accusés d’incitation à la guerre et de propagande islamiste.

Tous les pays issus de l’ancienne Yougoslavie sont officiellement au côté de la coalition internationale contre Daesh. Chacun se dote même d’un arsenal juridique pour punir lourdement les départs au jihad. Seulement, les liens anciens qu’entretiennent ces États avec l’Irak et la Syrie ont permis à l’organisation terroriste de s’emparer de nombreuses armes venues des Balkans. Explications.

La Chambre d’appel du Tribunal pénal pour l’ancienne Yougoslavie (TPIY) a annoncé lundi l’annulation de sa décision de remettre en liberté provisoire le chef historique de l’extrême-droite serbe, et sa convocation au centre pénitentiaire du TPIY. Vojislav Šešelj a réitéré qu’il ne retournerait pas volontairement au tribunal de La Haye.

Plusieurs centaines d’anciens combattants de l’armée de libération du Kosovo ont manifesté lundi devant le siège du gouvernement. Ils attendent toujours le versement de leurs pensions militaires, qui aurait dû commencer en janvier. Problème pour les autorités de Pristina, il faut identifier les « vrais » vétérans.

Les vétérans qui campent depuis octobre à Zagreb pour dénoncer l’attitude du gouvernement de centre-gauche à leur égard ont été un atout considérable à la victoire de la droitière Kolinda Grabar Kitarović lors de la présidentielle. Depuis la guerre, le HDZ se sert des vétérans pour rassembler la Croatie derrière des « valeurs patriotiques ». L’analyse d’un écran de fumée électoraliste.

Le parti écologiste OraH a lancé une vaste réflexion sur le statut des minorités en Croatie. Si l’initiative a été bien accueillie sur la forme, reste que les réformes avancées soulèvent bien des questions et ne s’attaquent pas, selon certains, aux véritables problèmes que rencontrent aujourd’hui les communautés minoritaires dans le pays.

La Macédoine de Nikola Gruevski prend les allures d’une dictature. Le Premier ministre VMRO-DPMNE a pris le contrôle de toutes les institutions du pays grâce à un fin réseau de proches placés aux postes-clés, ce qui lui permet aussi de faire main basse sur les ressources économiques. Avec l’aval tacite de l’UE. Le tableau noir de l’éditorialiste kosovar Enver Robelli.

Nouveau coup dur pour la liberté de la presse en Macédoine. La rédactrice en chef de Fokus, le principal hebdomadaire d’opposition est accusée par la Commission de lustration d’avoir collaboré avec les services secrets dans les années 1990. Des allégations fermement démenties par l’intéressée. Le pouvoir tente, encore une fois, de faire taire les voix critiques dans le pays.

La politique étrangère n’échappe pas à la règle. Comme tout le reste, la diplomatie bosnienne est mise en coupe réglée par les partis bosniaque, croates et serbes qui se partagent le pouvoir sans interruption depuis la fin de la guerre. Chacun distribue les postes pour défendre ses intérêts au lieu du bien commun. Il est urgent d’adopter une loi qui régisse ce pouvoir régalien.

Le gouvernement roumain entend mettre en place une taxe sur les produits culturels pour financer le secteur. Les milieux culturels sont divisés : bonne piste de financement ou proposition populiste ?

Tirana a bien changé depuis la chute du communisme en 1991. En moins de 25 ans, sa population a presque été multipliée par quatre, passant d’un peu plus de 200 000 à près de 800 000 selon les estimations hautes. Une croissance exponentielle qui a relégué les plus pauvres loin en périphérie. Avec la bénédiction du pouvoir, relais des desiderata de la bourgeoisie locale.

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