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Union européenne

Migrations: jeudi, les dirigeants de l'UE face à leur responsabilité

Un migrant lors d'une manifestation devant la Chambre des députés italienne à Rome, le 21 avril 2015.
Un migrant lors d'une manifestation devant la Chambre des députés italienne à Rome, le 21 avril 2015. REUTERS/Yara Nardi
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Un Sommet exceptionnel aura lieu jeudi à Bruxelles quatre jours après le naufrage d'un chalutier en Méditerranée qui a coûté la vie à 800 migrants. Les chefs d'Etat européens devront prendre des mesures pour éviter de nouveaux drames humains. Lundi, la Commission européenne a déjà présenté dix propositions pour réguler l'immigration clandestine. Parmi les pistes avancées, la hausse des moyens matériels et financiers accordés à Frontex, l'Agence européenne chargée du contrôle des frontières. La journée de jeudi sera donc cruciale pour les dirigeants de l'Europe, pointés du doigt pour leur manque d'action face aux drames récurrents de l'immigration.

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Le Conseil européen de jeudi, qui regroupera les 28 chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne, « ne peut pas être un Conseil ordinaire ». Ce sont les mots de François Hollande. Le président français estime qu'il « faudra aller beaucoup plus loin que des décisions ordinaires » pour éviter que des milliers de migrants perdent la vie sur les eaux méditerranéennes. Un avis partagé par Angela Merkel. La chancelière allemande a promis de « tout faire pour éviter de nouveaux morts en Méditerranée ».

Les dirigeants européens se retrouvent aujourd'hui dans une situation similaire à celle de l'après-Lampedusa. En octobre 2013, 366 personnes avaient perdu la vie à proximité de l'île italienne. La Commission européenne avait alors avancé plusieurs propositions pour réguler l'immigration clandestine, comme la mise en place de voies migratoires légales entre l'Europe et l'Afrique du Nord, ou encore la modification des textes qui régissent la prise en charge des demandeurs d'asile sur le vieux continent.

Un ensemble de propositions rejetées par les chefs d'Etat européens qui avaient alors réaffirmé leur volonté de régler le problème de l'immigration clandestine à la racine. C'est-à-dire en empêchant les départs des migrants. Pourtant, depuis 18 mois, plus de 5 000 personnes ont perdu la vie en tentant de traverser la Méditerranée, dont un tiers depuis le début de l'année 2015.

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