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Chypre-Nord

Chypre-Nord: espoir de réunification avec l’élection de Mustafa Akinci

Mustafa Akinci, élu «président» de l'autoproclamée République turque de Chypre-Nord, célèbre sa victoire à Nicosie, le 26 avril 2015.
Mustafa Akinci, élu «président» de l'autoproclamée République turque de Chypre-Nord, célèbre sa victoire à Nicosie, le 26 avril 2015. AFP PHOTO / BARBARA LABORDE
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Un vent d'espoir souffle sur la République turque de Chypre-Nord. A 67 ans, Mustafa Akinci devient le leader de cette république autoproclamée en 1983. Candidat de gauche et partisan d'une ligne modérée, il l'emporte avec 60,5% des voix face au nationaliste et sortant Dervis Eroglu. Sa tâche principale sera de relancer des pourparlers de paix avec les Chypriotes grecs plus de 40 ans après la partition de l'île méditerranéenne. 

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Avec notre correspondant à Nicosie,Michel Picard

Mustafa Akinci est devenu le quatrième leader de la communauté chypriote turque.
Le nouveau « président » comme l'appellent les habitants de ce territoire non reconnu par la communauté internationale, avait fait sa campagne sur un rapprochement rapide avec le Sud.

De fait, les négociations de réunification ont dominé le scrutin et le message envoyé par les électeurs est clair : il faut accélérer le processus, quitte à oser des compromis. Devant le local de campagne d'Akinci, des Chypriotes grecs avaient même traversé le point de passage pour fêter avec leurs compatriotes du nord ce qu'ils appellent un « moment historique ».

Face à ce nouvel élan, le président chypriote grec Nicos Anastasiades se retrouve dos au mur. Il va devoir prouver sa bonne foi en acceptant de réelles avancées dans les interminables négociations qui n'ont toujours pas abouti après 40 ans de division de l'île.

Ancien maire de Nicosie-Nord, vétéran de la politique, fervent partisan de la lutte anti-corruption, le nouvel élu Mustafa Akinci se dit prêt au dialogue constructif avec le Sud dont il se sait apprécié. Mais aussi avec la Turquie qu'il considère comme un partenaire et dont il se dit prêt à remettre en cause l'influence dans cet Etat fantôme où Ankara paie les salaires des fonctionnaires.

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