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Turquie

Turquie: une dizaine d'officiers de gendarmerie arrêtés

Le président Recep Tayyip Erdogan mène une lutte sans relâche contre la confrérie Gülen, son acienne alliée.
Le président Recep Tayyip Erdogan mène une lutte sans relâche contre la confrérie Gülen, son acienne alliée. Reuters/Umit Bektas
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Turquie, la police a arrêté vendredi, à Istanbul et Ankara, une dizaine d'officiers de gendarmerie soupçonnés d'appartenir à la néo-confrérie Gülen, que le gouvernement accuse de complot pour le renverser. Ces militaires avaient participé en janvier 2014 à l'interception de camions au chargement suspect qui se dirigeaient vers la Syrie - ils auraient pu contenir des armes destinées à la rébellion syrienne - mais les magistrats qui diligentaient cette enquête avaient été démis et même emprisonnés après leur inculpation pour complot contre le gouvernement.

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Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

Ce coup de filet, qui concernerait même quelques hauts gradés, intervient quelques jours à peine après la surprenante annonce par le ministre de la Défense d'une enquête préliminaire visant plus d'un millier de militaires accusés d'espionnage. L'arrestation de ces 10 officiers, ce vendredi, a bien sûr fait l'effet d'une bombe, quelques jours à peine après l'incarcération de cinq magistrats, eux-mêmes poursuivis pour trahison après qu'ils eurent ordonné l'inspection de camions possiblement chargés d'armes pour al-Qaïda.

Les véhicules, sous contrôle des services secrets, avaient repris leur route après une rocambolesque confrontation entre services de sécurité rivaux, les uns en uniformes, les autres pas, tous deux armes au poing ; le Premier ministre de l'époque, Recep Tayyip Erdogan, avait affirmé que la cargaison ne contenait que de l'aide humanitaire, mais cette version n'avait jamais vraiment convaincu.

La chasse aux sorcières lancée depuis plus d'un an contre les adeptes de la confrérie Gülen, autrefois alliée du gouvernement, se poursuit donc sans relâche, mais pour la première fois elle vise directement l'institution militaire. Et ce au moment où le départ en repos inopiné du chef d'état-major alimente bien des rumeurs sur une mésentente avec M. Erdogan et le gouvernement.

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