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Royaume-Uni / Union européenne

Le sprint diplomatique de David Cameron en Europe

David Cameron est en tournée dans les capitales européennes pour renégocier les liens entre le Royaume-Uni et l’Europe.
David Cameron est en tournée dans les capitales européennes pour renégocier les liens entre le Royaume-Uni et l’Europe. AFP PHOTO / THIERRY CHARLIER
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Peu après le discours de la reine, dans lequel la reine Elisabeth II a rappelé la volonté du gouvernement d'organiser un référendum sur le maintien dans l'Union européenne, le Premier ministre David Cameron a commencé sa tournée européenne. Il est attendu à Paris ce jeudi.

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C'est un véritable sprint diplomatique pour David Cameron. Au Danemark dès ce mercredi soir, le Premier ministre britannique se rend ensuite ce jeudi aux Pays-Bas. Amsterdam est en effet susceptible de soutenir sa volonté d'obtenir une réforme des traités européens, en vue du référendum pour le maintien, ou non, du Royaume-Uni dans l'Union européenne.

Ce sera sans doute plus compliqué à Paris où David Cameron doit dîner avec François Hollande. On dit le président français peu enclin à accepter un changement des règles de libre circulation au sein de l'Union, réclamé par le chef du gouvernement de Londres, et encore moins une modification des traités européens.

Après Paris, David Cameron ira vendredi à Varsovie, pour rencontrer la Première ministre polonaise Ewa Kopacz dont de très nombreux compatriotes travaillent au Royaume-Uni. Leur sort risque d'être sérieusement affecté par un éventuel changement des règles au sein des 28.

Le chef du gouvernement de Londres se rendra le même jour à Berlin. La chancelière Angela Merkel ne souhaite pas non plus la modification des traités, mais elle tient à ce que le Royaume-Uni reste dans l'Union et pourrait, peut-être, envisager de faire quelques concessions à David Cameron.

Lesquelles ? Cela est aujourd’hui très difficile à prédire, tant David Cameron reste secret en la matière. Le Premier ministre a bien évoqué le « rapatriement » de certaines prérogatives confiées à Bruxelles, notamment celle concernant les flux migratoires. Mais selon Philippe Marlière, professeur de sciences politiques à l’University College of London (UCL), tout cela est « très, très peu clair ».

Et si David Cameron a menacé de promouvoir le « Brexit », la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, s’il n’obtient pas ce qu’il veut, cette option risque en réalité d’être pour le Premier ministre un réel casse-tête, estime encore Philippe Marlière. « S’il y a une sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne à la suite d’un référendum, les Ecossais, qui sont dirigés par le parti indépendantiste SNP et qui eux veulent rester dans l’Union européenne, demanderont immédiatement la tenue d’un autre référendum pour l’indépendance écossaise », prédit le professeur en sciences politiques à UCL. Sans compter que David Cameron entrerait dans l’histoire comme le Premier ministre qui a fait sortir le Royaume-Uni de l’UE.

« Pour toutes ces raisons, je pense donc que Cameron sera prudent. Il essaiera de soustraire aux alliés, aux partenaires européens un maximum de mesures, qu’elles soient réelles, imaginaires ou symboliques, pour pouvoir après recommander un vote contre la sortie de l’Union européenne », estime Philippe Marlière.

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