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Grèce / UE

Dette grecque: des progrès mais les blocages demeurent

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, le 3 juin 2015 à Bruxelles.
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, le 3 juin 2015 à Bruxelles. REUTERS/Francois Lenoir
Texte par : RFI Suivre
4 mn

La Grèce et ses créanciers internationaux sont dans la dernière ligne droite de leurs négociations. C’est en tout cas ce que laisse penser l’accélération du rythme des rencontres cette semaine. Après le mini-sommet impromptu entre la France, l’Allemagne, la BCE, le FMI et la Commission européenne à Berlin, le Premier ministre grec est arrivé mercredi soir à Bruxelles pour de nouvelles négociations avec ses partenaires européens.

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Avec notre bureau à Bruxelles,

La Commission européenne avait averti que la rencontre n’avait pas pour objet de parvenir à un résultat définitif, mais tous les observateurs en attendent un tournant décisif après trois mois de négociations qui ont traîné en longueur. Face à Alexis Tsipras, du côté des créanciers étaient présents le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, accompagnés de représentants du Fonds monétaire international et de la Banque centrale européenne. Les discussions ont duré plus de quatre heures jusqu’après minuit.

Les Européens ont présenté à Alexis Tsipras les propositions issues du mini-sommet de Berlin en évitant de dire que c’était à prendre ou à laisser, même si la réforme du marché du travail et des retraites reste au premier plan de leurs préoccupations alors qu’elles ont toujours du mal à passer aux yeux du gouvernement grec.

Athènes « proche » d'un accord

Il faut croire toutefois que des progrès réels ont pu être enregistrés puisque le Premier ministre grec estimait dans la nuit de mercredi à jeudi être très près d’un accord, en particulier sur les objectifs budgétaires. Les Européens ont largement rabaissé leurs exigences sur les chiffres à atteindre en matière d’excédents budgétaires et Alexis Tsipras semble disposé à y souscrire, même si ces objectifs étaient encore jugés excessifs avant la réunion.

Il s’est en revanche opposé à la proposition d’augmenter la TVA sur l’électricité ou à une réduction des allocations sociales et des pensions de retraite, mais il affirme qu’il n’y a eu d’ultimatum à aucun moment. Les discussions doivent reprendre dans les jours qui viennent avec désormais un optimisme renouvelé puisque le président de l’Eurogroupe lui-même a qualifié de « très positifs » les entretiens de cette nuit.

Les divisions de Syriza autour des négociations

Une partie de Syriza continue de demander une rupture totale avec l'austérité. Il s'agit d'un courant appelé la plateforme de gauche. Un de ses animateurs est Stathis Kouvelakis. Ce membre du comité central du parti estime que le cadre que propose Alexis Tsipras est celui d'une austérité atténuée seulement. Pour lui, il ne reste pas grand chose du programme de Thessalonique. Et dans une tribune publiée le 1er juin, il ajoute : «Nous n'avons pas dit notre dernier mot !».

Dans ce courant le plus à gauche de Syriza, la tension monte. Ses partisans ne représentent qu'un tiers du parti, mais ils gagnent en influence. Lors du dernier comité central du parti, une de leur motion a été rejetée par 95 membres, mais elle a tout de même obtenu 75 voix. Elle proposait d'arrêter de rembourser les créditeurs de la Grèce s'ils continuaient leur tactique de chantage , et proposait de chercher un plan alternatif.

Les voix dissidentes sont cependant courantes dans ce parti qui n'était encore qu'une coalition il y a à peine trois ans. Difficile, dans ces conditions de connaître le soutien réel qu'aura Alexis Tsipras s'il présente un accord négocié avec ses créanciers au parlement grec.
 

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