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Allemagne / G7

Allemagne: les grandes crises internationales abordées au G7

David Cameron, François Hollande et Angela Merkel le 7 juin à Krün, en Allemagne.
David Cameron, François Hollande et Angela Merkel le 7 juin à Krün, en Allemagne. REUTERS/Michaela Rehle
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le sommet du G7 s'ouvre ce dimanche 7 juin en Allemagne. Pendant deux jours, les puissants de la planète se donnent rendez-vous au château d'Elmau, un hôtel de luxe situé dans les Alpes bavaroises. Un cadre idyllique pour évoquer les grands sujets internationaux comme la Grèce, la crise en Ukraine, la lutte contre le terrorisme ou encore la préparation de la conférence sur le climat à Paris.

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Avec notre envoyé spécial en Bavière, Achim Lippold

Ce dimanche matin, la chancelière Angela Merkel reçoit le président américain Barack Obama dans un village près du château d'Elmau. Au menu, danses folkloriques, rencontres avec les habitants et un petit déjeuner à la bavaroise : saucisses, bretzel et bière. L'objectif est d'abord de montrer des dirigeants accessibles, malgré un dispositif de sécurité impressionnant mis en place pour protéger le G7. Le président américain y a cependant fait quelques déclarations, appelant notamment à faire face à « l'agression russe en Ukraine » tout en saluant les solides liens existants entre l'Allemagne et son pays.

C'est à 1 000 mètres d'altitude, devant un beau panorama de montagnes, que les délégations se réunissent cet après-midi du 7 juin pour discuter, entre autres, de la crise en Ukraine, des négociations nucléaires avec l'Iran et des questions climatiques. Mais les négociations entre Athènes et ses créanciers risquent bien de voler la vedette aux sujets moins « bouillants ».

Au second jour, quelques chefs d'Etats et de gouvernements du Proche-Orient et d'Afrique doivent rejoindre la rencontre. L'occasion d'évoquer le développement économique et le terrorisme islamique. La venue du président nigérian Muhammadu Buhari est très attendue. C'est son premier déplacement à l'international.

Angela Merkel veut faire de ce sommet un succès. Le G7 devrait, comme c'est la tradition, afficher son unité en éclipsant des divergences. Pour la troisième fois, cette réunion des sept puissances économiques se fera sans le président russe Vladimir Poutine depuis que son pays a été exclu du G8 après l'annexion de la Crimée. Pour la chancelière allemande Angela Merkel, ce G7 doit montrer au monde un club de pays qui partagent des valeurs communes.

Des opposants déploient des ballons à l'image des dirigeants du G7, réunis ce 7 juin à Krün, en Allemagne.
Des opposants déploient des ballons à l'image des dirigeants du G7, réunis ce 7 juin à Krün, en Allemagne. REUTERS/Michael Dalder

Mesures de sécurité

Une harmonie que seuls les manifestants altermondialistes pourraient venir perturber. Ils doivent marcher ce dimanche en direction du château d'Elmau, mais des milliers de policiers mobilisés et un grillage de sécurité seront là pour les garder à bonne distance des dirigeants du G7.

« Nous manifestons contre les guerres, les crises et l'exploitation, explique ainsi Georg Ismael, porte-parole du mouvement Stop G7. Ces trois choses sont étroitement liées aux politiques menées par ces chefs d'Etat et de gouvernement. Les conflits se multiplient. Toutes les grandes puissances s'accusent mutuellement et se renvoient la responsabilité. Mais c'est la faute au capitalisme : dans ce système, les banques et les grandes entreprises ne cherchent qu'à faire du profit. Et cela impacte la vie des gens. »

Et le militant de poursuivre : « Regardez ce qui passe en France : le gouvernement décide de couper dans les budgets pour rester compétitif face à l'économie allemande. Et en même temps, ces deux pays discutent ensemble pour trouver le meilleur moyen d'imposer aux Grecs une nouvelle cure d'austérité. » Si quelques accrochages avec la police sont à déplorer, le rassemblement se déroulait toujours dans le calme, ce dimanche midi, et dans une ambiance bon enfant.

le président Obama, à son arrivée en Allemagne, le 7 juin 2015.
le président Obama, à son arrivée en Allemagne, le 7 juin 2015. REUTERS/Kevin Lamarque

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