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Europe

Il y a 30 ans, les accords de Schengen offraient la libre circulation

A Baarle-Nassau, la frontière entre les Pays-Bas et la Belgique longe un café.
A Baarle-Nassau, la frontière entre les Pays-Bas et la Belgique longe un café. Wikimedia / CC
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Ce dimanche 14 juin, 26 pays fêtent le 30e anniversaire des accords de Schengen qui prévoyaient la libre circulation des ressortissants européens au sein de la Communauté économique européenne (CEE). Retour sur un moment historique.

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Avec notre bureau de Bruxelles,

Ce sont les trois pays du Benelux (Luxembourg, Belgique et Pays-Bas) qui proposent aux Français et aux Allemands, leurs voisins immédiats, d’abolir la vérification systématique des passeports à leurs frontières communes.

La signature des accords correspondants intervient le 14 juin 1985 à bord du bateau-mouche mosellan Princesse Marie-Astrid, amarré au débarcadère du modeste village luxembourgeois de Schengen, 500 habitants, choisi pour sa situation à la frontière du Grand-Duché avec la France et avec l’Allemagne. Ils entreront en vigueur dix ans après, le 26 mars 1995.

« Symbole de la liberté de circulation »

Le jour de la signature, la France était représentée par la secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Catherine Lalumière : « Je ne pouvais pas à ce moment-là imaginer que ce petit village très mignon de Schengen deviendrait le symbole de la liberté de circulation. Aujourd’hui à Schengen, viennent des visiteurs du monde entier et notamment des délégations de Chine parce que c’est le symbole de la liberté de circulation des personnes. Ça, je ne pouvais pas le mesurer. »

L’espace Schengen regroupe aujourd’hui 26 Etats pour près de 417 millions d’habitants concernés, dont 22 des 28 membres de l’Union européenne (l’Irlande et le Royaume-Uni ne veulent pas y prendre part, Chypre, la Croatie, la Roumanie et la Bulgarie sont en attente). Quatre pays non membres sont aussi associés : l’Islande, la Norvège, la Suisse et le Liechtenstein.

Mais ce que Catherine Lalumière n’imaginait pas non plus, c’est que ce qui paraissait un incontestable progrès soit aujourd’hui contesté par des partis politiques, partisans du retour des frontières.

→ A (RE)LIRE : Trente ans après, l’espace Schengen à l’épreuve de la solidarité ?

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