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Réfugiés, ONU

60 millions de réfugiés et déplacés en 2014, un record

En plein désert, des réfugiés venus de Syrie attendent l'autorisation d'entrer en Turquie, près d'Akçakale, le 11 juin 2015.
En plein désert, des réfugiés venus de Syrie attendent l'autorisation d'entrer en Turquie, près d'Akçakale, le 11 juin 2015. REUTERS/Osman Orsal
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le nombre de déplacés et de réfugiés a atteint le niveau record de 60 millions de personnes en 2014, selon le rapport annuel du HCR qui se déclare dépassé par ce drame.

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Le Haut-Commissariat pour les réfugiés des Nations unies (HCR) a constaté une « accélération saisissante » du nombre de personnes forcées à fuir, chiffrant à près de 10 millions de déplacés de plus en un an. En 2014, chaque jour 42 500 personnes sont devenues des réfugiés, des déplacés internes ou des demandeurs d'asile. 

« Nous n'avons pas les capacités et les ressources pour prendre en charge toutes les victimes des conflits », a déclaré le Haut-Commissaire aux réfugiés, Antonio Guterres alors que son organisation prévoit un pic du nombre de déplacés et de réfugiés pour la fin de l'année. Les conflits se multiplient en Afrique (Côte d'Ivoire, République centrafricaine, Libye, Mali, nord du Nigeria, République démocratique du Congo, Soudan du Sud et cette année Burundi), au Proche-Orient (Syrie, Irak, Yémen), en Asie (Kirghizstan, plusieurs régions de Birmanie et du Pakistan) et même en Europe avec l'Ukraine.

Les Syriens en tête de liste

Les trois pays dont la population est la plus affectée sont la Syrie (près de 8 millions de déplacés à l'intérieur du pays), l'Afghanistan (2,5 millions de personnes) et la Somalie (1,1 million). En 2014, seulement 126 800 réfugiés ont pu retourner dans leur région, c'est le nombre le plus faible en 31 ans .

Près de neuf réfugiés sur dix se retrouvent dans des pays qui connaissent déjà des difficultés économiques et sociales. Pour le HCR, l'absence de politique commune dans l'Union européenne pose problème, car on assiste à une exploitation criminelle de ces drames et le meilleur moyen de lutter contre les trafiquants est « de trouver les moyens légaux pour accueillir les réfugiés ».

Ouvrir les frontières

« Il est important que l'Union européenne (UE) et les pays du Golfe, avec d'autres, ouvrent aussi leurs frontières et proposent d'autres voies légales pour ceux qui ont besoin d'aide », a jugé le patron du HCR. En 2014, plus de 219 000 réfugiés et migrants ont franchi dans desconditions périlleuses la Méditerranée, « c'est trois fois plus que le précédent pic de 70 000 en 2011 », note le rapport.

Évoquant le débat actuellement en cours dans les pays de l'UE, Antonio Guterres a relativisé l'importance des flux migratoires à destination des pays riches. « 86% des réfugiés dans le monde sont actuellement dans les pays en développement, ce qui signifie que les propos que l'ont peut entendre sur +l'arrivée massive+ de réfugiés vers les pays riches ne correspond pas à la réalité », a-t-il rappelé.

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