Grèce / Union européenne

Grèce: un accord ou une sortie de l'Eurozone?

A Athènes, on peut voir sur les murs de la cité ce graffiti de l'artiste Achilles montrant une pièce de «zéro» euro...
A Athènes, on peut voir sur les murs de la cité ce graffiti de l'artiste Achilles montrant une pièce de «zéro» euro... REUTERS/Alkis Konstantinidis

Les ministres des Finances ont devant eux ce samedi 27 juin des négociations qui s’annoncent difficiles et urgentes, car c’est mardi prochain que le FMI attend son remboursement et il faut, avant cela, qu’un accord éventuel soit validé par le Parlement grec puis ratifié par les Parlements finlandais, allemand et néerlandais. Les têtes de chapitre dans lesquels se situent les points qui bloquent se comptent sur les doigts d’une seule main et les principaux sont évidemment la réforme des retraites ainsi que la hausse à 23% du taux de TVA avec l'abandon des taux réduits.

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Avec notre bureau de Bruxelles,

En fin de compte, les vingt-huit chefs d’Etats et de gouvernements ont consacré - cette nuit du 25 au 26 juin - deux heures de leur sommet à discuter du cas de la Grèce alors que l’échec des négociations entre ministres des Finances était déjà avéré. Contrairement aux espoirs du Premier ministre grec Alexis Tsipras, ils n’ont pas choisi d’imposer une solution politique et la chancelière allemande a même rappelé à l’issue du sommet qu’il n’était pas question pour elle d’entrer dans les détails techniques.

On a reculé...

Les chances d’un accord semblent désormais s’amenuiser d’heure en heure et le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble estime qu’on a, en fait, reculé. Celui qui résume le mieux l’impasse est Martin Schulz le président socialiste du Parlement européen : les négociations sont bloquées par des idéologies qui s’affrontent. Il y a une contradiction insurmontable en apparence entre les priorités de la Grèce et celles de certains de ses créanciers, comme par exemple avec l’Allemagne qui refuse de débattre d’allègement de la dette tant qu’il n’y aura pas d’accord alors que la Grèce veut l’inverse.

A prendre ou à laisser

Les créanciers vont essayer d’intégrer certaines des propositions grecques pour les négociations de ce samedi mais on sent bien qu’ils comptent proposer à la Grèce des propositions à prendre ou à laisser.

A Athènes, ce 26 juin 2015.
A Athènes, ce 26 juin 2015. REUTERS/Alkis Konstantinidis

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