Grèce/UE

Grèce: l'UE révèle le contenu des tractations avec Athènes

Des partisans du « non » au référendum proposé par le gouvernement Tsipras sur les réformes des créanciers, dont la Commission européenne vient de révéler la nature.
Des partisans du « non » au référendum proposé par le gouvernement Tsipras sur les réformes des créanciers, dont la Commission européenne vient de révéler la nature. REUTERS/Yannis Behrakis
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La Commission européenne a publié l’intégralité des réformes qui étaient en négociation avec la Grèce, y compris les points qui tiennent compte des dernières propositions d’Athènes. En revanche, les tractations sur l’allègement de la dette qui devaient être discutées à l’Eurogroupe de samedi en sont absentes. C’est une première depuis le début des pourparlers qui se sont tenus à huis clos et c’est aussi une façon de s’immiscer dans le débat référendaire. Peut-être une forme de revanche de la Commission européenne après le coup de poker tentée par Alexis Tsipras avec son référendum.

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Avec notre correspondant à BruxellesPierre Benazet

Depuis que les négociations ont commencé il y a quatre mois entre la Grèce et ses créanciers, on ne connaissait de leur contenu que ce que les uns et les autres voulaient bien en dire, en fonction de leurs intérêts propres du moment.

Avec cette publication, différentes fuites sont évidemment confirmées mais on apprend par exemple que le projet prévoyait finalement de supprimer le taux réduit de TVA pour les îles grecques et la restauration mais de maintenir le taux réduit à 13% pour l’hôtellerie. Il y avait donc de nettes concessions des uns et des autres.

Autre illustration de ces compromis : les mesures touchant les retraites. Elles concernent essentiellement le fonctionnement du système et guère le montant des pensions, si on fait exception de la suppression de l’allocation dite de solidarité. Bref, les dix pages de ce document détaillent par le menu les points sur lesquels les uns et les autres ont cédé ou obtenu ce qu’ils voulaient.

À la suite de l’échec de l’Eurogroupe, Michel Sapin, le ministre français des Finances, avait affirmé que les Européens n’iraient pas faire campagne pour le « oui » au référendum. Mais avec cette publication au nom de la transparence, la Commission donne aux électeurs toutes les cartes pour voter comme si elle avait décidé d’empêcher un nouveau coup de bluff du gouvernement grec.

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