Grèce

Incertitudes sur un accord sur la dette grecque: les bourses vacillent

A la fermeture de la bourse de Tokyo, le Nikkei a chuté de 2,9%, une baisse suivie par les bourses de Shanghai, Paris, Francfort et Milan, lundi 29 juin, à la veille de l'échéance du remboursement d'une partie de la dette grecque au FMI.
A la fermeture de la bourse de Tokyo, le Nikkei a chuté de 2,9%, une baisse suivie par les bourses de Shanghai, Paris, Francfort et Milan, lundi 29 juin, à la veille de l'échéance du remboursement d'une partie de la dette grecque au FMI. REUTERS/Yuya Shino
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Ce lundi 29 juin au matin, la Commission européenne prévient qu'elle ne formulera aucune nouvelle proposition au sujet de la Grèce. La balle est dans le camp d'Athènes puisque le plan d'aide européen s'arrête mardi 30 juin et que la Grèce doit rembourser 1,6 milliard d'euros au Fonds monétaire international (FMI). Sur les marchés, les craintes liées à la Grèce et à l'éventuelle sortie du pays de la zone euro ont évidemment déstabilisé les bourses ce lundi matin, en Asie et en Europe.

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Les marchés étaient en baisse en Asie à la clôture et en Europe à l'ouverture ce lundi. La semaine va se jouer ainsi sur les marchés, à pas incertains, en attendant dimanche et le référendum grec. Ce lundi à Tokyo le Nikkei chutait de 2,9 %, 3,3 % à Shanghai. Deux heures plus tard, à l'ouverture, Paris reculait de 3,4 %, Francfort de 3,29 % et Milan de 3,8 %. A Athènes, la bourse est restée fermée ce lundi matin et le restera jusqu'à lundi prochain.

Les taux d'emprunt des pays du sud de la zone euro, de l'Italie, du Portugal et de l'Espagne, se sont envolés. La Banque centrale européenne pourrait d'ailleurs accélérer ses rachats de dette pour stabiliser le marché obligataire. Quant à l'euro, il s'est repris et s'est stabilisé autour de 1,10 dollar.

La réaction sur les marchés est d'autant plus vive que peu d'investisseurs avaient anticipé un tel blocage des négociations entre la Grèce et ses créanciers et imaginé une surenchère grecque à l'ultimatum des Européens : un référendum pour donner aux Grecs le mot de la fin, même si ce mot doit être « Grexit ».

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